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« BELGIQUE - Des subventions flamandes pour les associations francophones en Flandre ? »

Les réponse de Fadila Laanan, ministre francophone de la culture

le 26 janvier 2013, par Edgar Fonck - Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre

En concluant un accord de coopération culturelle avec la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Flandre vient de réaliser un fort joli coup !


On sait que la Flandre était régulièrement pointée du doigt parce qu’elle refusait de signer un accord culturel avec les francophones de Belgique, alors qu’elle avait signé un tel document avec d’autres pays ou régions francophones, notamment avec la France et le Québec. Raison invoquée par la Flandre pour expliquer son refus : pas question, au nom du sacro-saint principe de territorialité, que la Fédération Wallonie-Bruxelles puisse profiter d’un accord culturel pour soutenir les associations culturelles francophones en Flandre.

Qu’à cela ne tienne, après une guerre d’usure qui aura duré des années, la Flandre a réussi à convaincre Fadila Laanan de céder sur le principe de territorialité. La ministre francophone de la Culture déclarant dans La libre Belgique : « Nous avons finalement accepté ce principe. Je préfère, en effet, un accord peut-être plus restreint qui empêche par exemple de répondre directement aux demandes des francophones de Flandre, mais c’est un accord qui peut grandir ».

Nous sommes à la fois déçus parce que l’accord ne suit pas la recommandation du Conseil de l’Europe qui préconisait que les problèmes culturels de la minorité francophone en Flandre soient réglés par cet accord. Mais, maintenant que le principe de territorialité est respecté, nous sommes également intéressés par la perspective d’un financement des activités francophones par la Flandre elle-même. C’est pourquoi nous avons demandé à Madame Laanan de nous préciser quelques points.


Réponses de Fadila Laanan

1. En cédant sur principe de territorialité imposé par la Flandre, la Communauté française de Belgique, rebaptisée entretemps Fédération Wallonie-Bruxelles, peut-elle encore prétendre s’adresser à tous les francophones de Belgique ?

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Fadila Laanan, ministre francophone de la culture
Ph : Aimablement prêtée par le ministère de la culture

Oui. La Fédération Wallonie-Bruxelles soutient par divers dispositifs les initiatives artistiques et socioculturelles. Tous les spectacles, toutes les œuvres, tous les films qui sont réalisés avec le soutien financier de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont accessibles à tous les citoyens, quels qu’ils soient. Bruxelles dispose d’une offre culturelle importante et de grande qualité. Ce sont les francophones de Bruxelles et de sa périphérie qui en profitent en premier lieu. Ce sont aussi des non francophones qui bénéficient de la qualité des programmations proposées par nos institutions.
Il est essentiel de souligner que l’accord de coopération marque une confiance renouvelée entre les deux Communautés. Ce lien de confiance permet à présent de penser sereinement des échanges et des partenariats entre Communautés.

2. Vous présentez cet accord culturel « historique » comme un premier pas, laissant sous-entendre que le subventionnement des activités culturelles francophones en Flandre pourrait être réglé ultérieurement. Quelles initiatives comptez-vous prendre en ce sens ?

Oui, c’est un accord historique. L’accord culturel entre les deux Communautés était attendu et vivement souhaité par les opérateurs culturels tant francophones que flamands. Un premier pas a été franchi par la conclusion de l’accord. A présent, les discussions vont se poursuivre pour favoriser l’échange des artistes, pour créer une plateforme entre nos administrations, pour mettre en commun les bonnes pratiques, pour renforcer nos présences à l’étranger. Cet accord est un « work in progress ». Il sera complété progressivement.

3. Les responsables politiques francophones ont toujours déclaré ne pas s’opposer à ce que la Flandre soutienne des associations culturelles flamandes en Wallonie. De quelle marche de manœuvre disposez-vous pour réclamer la réciprocité ?

L’accord de coopération permet de créer, de restaurer une confiance réciproque entre Communautés dans le champ culturel. C’est fondamental. Derrière la conclusion de l’accord, attendu depuis trois décennies, c’est aussi cette volonté de travailler ensemble qui se concrétise. Je verrai dans les prochains mois avec ma collègue Joke Schauvliege quels projets peuvent être développés. Vous savez, nous ne partons pas d’une page blanche. Des coopérations existent. La Fédération Wallonie-Bruxelles soutient des artistes francophones qui sont exposés en Flandre, des orchestres francophones qui se produisent en Flandre, des films francophones qui sont diffusés dans des festivals ou des cinémas en Flandre. Au plus grand bonheur de nos opérateurs francophones et des citoyens flamands. Nous verrons à l’avenir comment formaliser ces coopérations pour qu’elles soient encore plus ancrées dans le paysage culturel.

4. Comme vous l’évoquez dans les colonnes du « Soir » du 12 décembre dernier, si la solution venait du financement par la Flandre de la vie culturelle francophone sur son territoire (ce que la Flandre a toujours refusé), ne craignez-vous pas que cela débouche sur une forme de censure ? La Flandre décidant seule, quelles sont les « bonnes » associations francophones qui bénéficieraient de son soutien.

Non. Il faut dépasser ces craintes. Les contacts avec mon homologue flamande, la Ministre Joke Schauvliege, ont été exemplaires. Nous avons dialogué. Nous nous sommes écoutées. Nous avons l’une pour l’autre un respect mutuel fort. Ce sont ces éléments qui ont permis, au final, la conclusion de cet accord de coopération. L’heure n’est donc pas à la censure. Que du contraire. L’heure est à la découverte des artistes venus de l’autre Communauté. Quel formidable espoir, ne fût-ce qu’en termes de diffusion, pour nos créateurs francophones de voir un intérêt marqué de la part de nos amis flamands. L’heure est également à la transparence et à la confiance réciproque. L’accord de coopération crée en effet un cadre de collaboration administrative et politique, avec notamment l’obligation concrète pour les deux parties de s’informer mutuellement de toute modification décrétale ou règlementaire apportée dans le cadre de ses politiques culturelles.


Ce serait mentir que de dire que nous avons été convaincus par les réponses de Madame Laanan. Beaucoup trop de points sensibles sont restés sans réponse. Par contre, nous continuerons d’être attentifs à l’idée de subventions flamandes pour les associations francophones. C’est une idée à creuser.

Nous avons été séduits par l’intervention dans le journal « Le Soir », quelques jours avant l’annonce de l’accord, de Jan Reynaers, ex-contrôleur flamand des lois linguistiques. « Le respect des minorités passe par un accord culturel entre nos deux Communautés, pour permettre la subsidiation par la Communauté flamande des initiatives francophones. (...) La Communauté française devrait accepter qu’elle n’est pas compétente sur le territoire flamand. Dès ce moment, la Flandre n’aurait plus aucune excuse pour ne pas signer un accord culturel. Et si accord il y a, la Communauté flamande n’aura plus d’excuse pour ne pas subsidier des activités francophones sur son territoire ».

Contact a d’ores et déjà été pris pour en discuter.

P.-S.

Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre www.francophonie.be/ndf

 

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