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La CONFEMEN et ZigZag donnent la parole à la jeunesse africaine - 2/3

le 23 avril 2013

... Les textes primés dans la catégorie « cycle moyen »... Félicitations à Fati du Burkina-Faso, à Mareme et Mariama du Sénégal, Karel Gloria du Burkina-Faso, Aïssatou du Sénégal, Issa du Niger.


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Burkina Faso - sieste d’un cycliste sous un manguier.
Ph : Roman Bonnefoy - Wikimedia Commons

1er prix : Fati BARRA - Classe de 5e - Petit Poucet, Burkina Faso


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Elisabeth Brigitte Diatta, classe de 3e, CEM Amadou Mapathe Diagne, Sédhiou. Sénégal.
1er prix moyen, concours national.

Je me souviens aisément de ma première rencontre avec Issouf Diop ; le fils d’un artisan Sénégalais. Ils étaient venus à l’occasion du SIAO, un événement biennal qui se tient au Burkina Faso, plus précisément à Ouagadougou.

Au fait, je voulais plus d’explication sur les pagnes sénégalais. C’est alors là qu’il est intervenu poliment. Après ses explications, lorsque j’allais rentrer, il me demanda d’attendre. Et à ma grande surprise il m’offrit un bouquet de fleurs. C’était le coup de foudre entre lui et moi. Peu de temps après je suis repassée au SIAO pour rendre visite à Issouf. Vis-à-vis de lui, j’étais l’une de ses protégées. Il m’a parlé de quelques coutumes de son pays, il m’a informée qu’au Sénégal, les gens aiment manger avec toute la famille assis sur des nattes ; le plat national est le riz au poisson, ils appellent thiebou djène. Il m’a aussi parlé de la soumission que les femmes avaient envers leur mari.

Après les longues expériences vécues, nous conclûmes que la terre est un atelier de paix, que l’humanité était unique, et que la fraternité était indivisible. Voilà comment s’est déroulée ma rencontre avec Issouf Diop qui fait aujourd’hui partie de l’équipe des meilleurs artisans du Sénégal.


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Sénégal - Haute Casamance
Ph : Dorothy Voorhees - Wikimedia Commons

2e prix : Mareme DIENG - Classe de 5e -Collège Pie XII de Kaolack. Sénégal


Une matinée, de retour de l’école, j’avais croisé devant la porte de la maison, couché un petit garçon. Il m’était totalement étranger. Ce garçon était dans un état piteux : c’était un mendiant.

Je suis partie à sa rencontre en le voyant gémir et je l’invitai à entrer à la maison. C’est là qu’il me confia qu’il avait terriblement faim. Je demandai à ma mère qui se trouvait dans l’atelier en train de préparer un bouquet de fleurs pour une mariée, je lui donnai quelque chose à manger. Après s’être repu, nous passâmes aux présentations. Il s’appelait Modou. Modou venait d’un village non loin de Louga. Issu d’une famille pauvre et nombreuse. So père qui avait un coup de foudre pour la région de Kaolack choisit de l’y envoyer. C’était pour diminuer les charges de la famille car il recevait à la fin du mois un cachet. Modou était venu à Kaolack pour apprendre le coran chez un vieux marabout qui exigeait de lui qu’il quémande et qu’il rapporte la somme de cinq cent francs par jour. Il était battu quand il revenait les mains vides. Modou se couhait des fois le ventre vide. Modou me confia aussi qu’il avait envie de faire des études et d’aller à l’école. Modou rêvait tant d’intégrer une équipe de football. Voilà deux jours qu’il déambule dans les rues. Il n’a plus personne pour le protéger. Modou portait des haillons déchirés. Je me sens plus vis-à-vis de lui.

Je lui ai dit désormais à chaque midi, il pouvait passer prendre le repas. J’ai acquis en plus en savoir-faire.


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Sénégal - Champs de canne à sucre.
Ph : Remi Jouan - Wikimedia Commons

1er prix : Mariama Djambony BADJI - Classe de 3e - Collège Sainte Ursule - Sénégal


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Mariama Djambony
Ph : Aimablement prêtée âr la CONFEMEN

Des arbres qui défilent, des courbes à n’en plus finir, j’étais dans la voiture qui m’amenait à Joal, pour passer quelques jours avec ma meilleure amie chrétienne. Je ne pouvais m’imaginer que j’allais passer des moments magiques.

Par l’unique voie qui mène au terroir de l’illustre poète président Léopold Sédar Senghor, j’observais les oiseaux voler dans le ciel. Au loin, j’apercevais Hélène et ses cousines venues me souhaiter la bienvenue. Après les salutations d’usage, elles me demandèrent de les accompagner à la chorale. J’acceptai mais j’étais anxieuse à l’idée d’entrer dans une église étant une musulmane pratiquante. À ma grande surprise, la répétition se tenait dans un atelier de peinture. Elle était dirigée par Jean-Baptiste, qui après quelques heures de répétition, leur parla du comportement à tenir vis-à-vis du Seigneur. On sentait qu’il était le chef d’une équipe au savoir-faire impressionnant. Leur façon de chanter les louanges de Dieu me rappela les « Wasifa » de Tivaouane et volontiers je me joignis à eux. Tout à coup, un coup de foudre nous fit sursauter et s’ensuivit la pluie. Sans parapluie pour nous protéger, nous fûmes obligés d’attendre que la pluie s’arrêta. Des heures passèrent et on rentra enfin. En chemin, Annie acheta un bouquet de fleurs pour sa défunte mère et ainsi me proposa de visiter le cimetière de Fadiouth, lieu spécial où reposent chrétiens et musulmans.

La rencontre avec la chorale m’a ouvert les yeux sur les valeurs communes qu’on partage car la répétition avait un tel cachet particulier, de même que la visite au cimetière. Voilà toute une expérience inoubliable et de merveilleux moments vécus.


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Burkina-Faso, producteur de coton.
Ph : KKB - Wikimedia Commons

2e prix : KABORE KAREL GLORIA SIDNAMAVENDE - Classe de 4e Collège Notre Dame de l’Espérance - Burkina Faso


L’an dernier, mon père en guise de récompense pour mes bons résultats scolaires, m’offrit un billet d’avion afin que je puisse me rendre chez ma correspondante Lee au Japon.

La veille de mon départ, j’étais si excitée qu’on dût me donner un cachet de somnifère la nuit. Dès mon arrivée, j’eus le coup de foudre pour ce paysage enneigé. À la place de l’eau de bienvenue, on m’offrit du thé ce qui me surprit. Le soir, au diner, on devait manger avec des baguettes. Je me dis donc que c’était mon unique chance d’apprendre à manger avec ce curieux couvert. Heureusement, Lee m’aida et tout se passa très bien. Le lendemain, elle m’amena visiter la ville. Je fus émerveillée par cette nouvelle civilisation : les temples des Bouddhistes, les vêtements des prêtres, leurs comportements, leurs civilisation… Elle me montra des artisans qui travaillent dans des ateliers en équipe et je fus impressionnée par leur savoir-faire. Au cours de la balade, je sentis qu’elle me protégeait des regards curieux à cause de la couleur de ma peau. Lors du dîner d’au revoir le week-end suivant, sa famille se comporta très aimable vis-à-vis de moi ce qui me toucha énormément. Je me sentis entièrement intégrée. Avant le départ, Lee m’offrit, en guise de souvenir un joli bouquet de fleur que je garde encore aujourd’hui dans ma chambre. Elle me dit aussi ; « voilà, c’est l’heure. J’espère que tu t’es bien amusée. Tu me manqueras ». J’eus les larmes aux yeux à l’idée de les quitter car nous avons passé de bons moments ensemble.


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Sénégal -
Ph : Adama Diop - Wikimedia Commons

3e prix : Aïssatou KANE - Classe de 4e - Groupe Scolaire Éducazur, Sénégal


Durant les grandes vacances passées, j’étais partie au Burkina Faso pour une colonie de vacances. J’ai rencontré beaucoup de Burkinabès et j’ai passé de bons moments avec eux.

Dès mon premier jour, j’eus le coup de foudre pour ce beau pays. Très rapidement, je fis la connaissance des Bukinabès qui étaient venus passer un séjour avec nous. Le lendemain de notre arrivée, ils nous firent visiter Ouagadougou. C’était très beau et on voyait les progrès. Après quelques jours de repos, nous nous rendîmes chez l’empereur des Mossi le « Mogho Naaba » pour assister à la cérémonie du faux départ qui avait lieu chaque vendredi. L’unique chose qui m’avait beaucoup touchée c’étaient les coups de feu que tiraient les serviteurs pour annoncer la venue ou le départ de l’empereur. Après cette cérémonie traditionnelle, il nous reçut dans son palais. À côté de lui, il y avait un chien qui était chargé de le protéger contre les dangers. Avant notre départ, il nous remis à chacun des cartes où il y avait sa photo, ses coordonnées, sa signature et son cachet. Le lendemain, nous allâmes dans un musée où il y avait des cases anciennes, des objets d’art et un atelier où l’on confectionne des pagnes tissés. Le soir, ils nous apprirent leurs danses inimitables le « warba ». Ils avaient un savoir-faire extraordinaire et se comportaient très bien vis-à-vis de nous. On formait une vraie équipe. Nous nous rendîmes à Bolo Djoulasso et au retour nous fîmes escale dans un petit village où il y avait des crocodiles domestiques qui étaient protégés par des hommes âgés car ils ne devaient pas être maltraités ils étaient sacrés : c’était leur coutume. Après être rentrés à Ouagadougou, nous nous apprêtions à rentrer au pays. Un colonel de l’armée bukinabè nous remit un grand bouquet de fleurs et beaucoup de cadeaux.

Voilà, nous sommes rentrés au pays après avoir passé vingt-et-un jours au Burkina Faso. Je n’hésiterai pas à y retourner car j’ai été ravie d’y aller.


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Niger - oasis de Bilma
Ph : Holger Reineccius - Wikimedia Commons

4e prix : ISSA ADAMA - Classe de 3e année - CEG Gaweye, Niger


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Dana Dass, classe de 4e, Lycée Al-Abrar/Mabarrat-Al-Iman Al-Khouie.
1er prix moyen, concours supranational.

Un autre regard

L’an passé, les pluies diluviennes avaient durement éprouvé les populations et obligé certains à déménager.

Un matin, nous sommes devenus voisins de la famille Edmont Dieudonné, un sinistré de Bangabana. L’homme portait au cou un long pendentif avec la croix du Christ.

Dommage ! Dans ce quartier tout le monde se dit musulman et fait même équipe contre les « autres ». Peut-on seulement pardonner à sa femme Victorine son habillement et ses bouquets de fleur jonchant sa véranda ? Rien pour l’heure ne tourne à son avantage. Cependant, ni les commérages, ni les hypocrisies à peine voilées ne semblent modifier son amour du prochain et sa solidarité vis-à-vis de tous. Force est de reconnaître que son unique « pêché » se résume à sa foi. Ah ! Si seulement Jésus entendait, il le protégerait de ces mauvaises langues qui lui collent le cachet de « mécréant ».

En attendant cette réaction du Christ, les affaires marchent bien : l’atelier de soudure qu’il a monté marche à plein régime et son savoir-faire court de bouche à oreille. On dit aussi de lui qu’il est d’une honnêteté rare et d’une grande courtoisie. Les vieilles gens et les enfants parlent beaucoup de sa générosité. Mes parents un peu réservés aux premiers contacts, se sont très vite rendu compte de leur erreur. Désormais, les deux familles vivent en parfaite harmonie et dans un respect réciproque. Philippe Edmont devenu mon meilleur ami, me donnait secrètement les enseignements du Christ pendant que je lui apprenais le Coran. Hélas ! Le départ inattendu de la famille Edmont, tel un coup de foudre, ébranle tout le quartier, m’attrista et a marqué ma mémoire pour toujours.

Voilà l’expérience vécue et partagée avec ami qui a fait de moi un enfant respectueux de toutes les valeurs.


P.-S.

... Mode d’emploi : Ce qui était proposé aux élèves :

II/ Cycle moyen

6e – 5e

Sujet : Relate ta rencontre avec un(e) étranger(ère) qui t’a appris de belles choses sur la vie. Tu utiliseras au moins 8 des 10 mots de la liste proposée. (30 lignes maximum)


4e - 3e

Sujet : Raconte de bons moments passés avec des personnes différentes de toi par la race, la religion ou les coutumes. Tu utiliseras au moins 8 des 10 mots de la liste proposée (30 lignes maximum)

 

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