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« FRANCOPHONIE - Impressions d’une première fois ! »

Libres paroles de Zigzagueurs ! 3/5

le 10 mars 2013

Les impressions de Marie-Anne O’Reilly (Canada Québec), Anca Aparaschivei (Roumanie), Dalel Labidi (Tunisie), Doina Medrea (Roumanie), Véronique Talbot (Canada Québec).


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Marie-Anne O’Reilly
Ph : Aimablement prêtée par Marie-Anne O’Reilly

Originaire de la province de Québec au Canada, petit bastion francophone à l’intérieur du pays, j’ai grandi dans l’isolement de la langue française. En 2011, lors d’un stage de six mois au Sénégal, j’ai découvert que ma langue, dont je suis si fière, était belle et bien vivante, et ce, un peu partout dans le monde. C’est ainsi que j’ai découvert la grande famille de la Francophonie, à laquelle je me suis tout de suite sentie appartenir. En tant qu’occidentale qui arrivait pour la première fois en Afrique, le déracinement était complet et le choc culturel, intense. À ce titre, le français était une première porte d’entrée, une passerelle culturelle qui me permettait également à moi, Québécoise, de trouver ma place. Mais c’est surtout à travers l’expression de la diversité culturelle qui compose la Francophonie que je me suis retrouvée. De fait, la richesse de mon expérience interculturelle ne m’a pas quittée depuis, et deux ans plus tard, je suis de nouveau de retour au pays de la Teranga. Il y a certes beaucoup de défis à surmonter car on se trouve maintes fois à l’extérieur de sa zone de confort. On apprend aussi à se trouver des ancrages dans notre culture d’adoption. C’est à la fois exaltant et épuisant d’être en constant apprentissage, mais chaque nouvelle découverte est pour moi comme un trésor. Car aller à la rencontre de l’autre, c’est aussi aller à la rencontre de soi-même, c’est devenir plus fort, grandir en s’ouvrant à plus de connaissances. C’est selon moi ce qu’il y a de plus beau dans la Francophonie, une langue bien sûr, mais aussi, le partage…

Marie-Anne O’Reilly - Canada Québec... Sénégal


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Anca Aparaschivei
Ph : Aimablement prêtée par Anca Aparaschivei

Après avoir passé une merveilleuse année en congé maternité, qui m`avait rendue experte en onomatopées et mots mono et bi syllabiques, avant la reprise de l’activité didactique, j`ai décidé de participer à un stage COMENIUS… à Paris. Mon Paris de livres, de chansons et de rêves.

À l’aéroport Charles de Gaulle, j`ai profondément respiré l’air de Balzac et mon regard cherchait, avide, d’autres yeux cachés derrière les lunettes ou regardant ailleurs. J’étais invisible… ? Moi qui connaissait la littérature, l`histoire, la musique de France, moi qui observais tout, qui avalais des milliers de détails insignifiants pour tout autre…..

Attendant mon bagage, j’étais entraînée dans des conversations tout à fait inutiles... et ça seulement pour qu’on me parle en français. Sortant de la Gare du Nord, j’ai fixé mes yeux sur le ciel de Paris et je lui ai dit amoureusement : "je te connais depuis mes premiers livre d`Alexandre Dumas !”.

Mon hôtel se trouvait au nord de Paris, Porte de Clignancourt. Sur leur site de présentation, j`avais lu que c’était à cinq minutes du Moulin Rouge, du Sacré Cœur et du Marché aux Puces. À l’hôtel, je suis entrée dans l’ascenseur, le garçon de la réception, un Pakistanais (récemment établi en France) ne comprenait pas grand chose des concordances grammaticales que j’employais (extrêmement fière) dans notre conversation. La chambre… un débarras- que je trouvais presque magique - avec la fenêtre orientée vers la cour intérieure et les objectifs touristiques qui m’avait motivée à choisir cet hôtel pas cher mais super attractif à travers ses photos se trouvaient à une heure de marche à pied. C’était parfait, j’étais à Paris. Le même soir, bien que fatiguée, je suis allée me promener à Montmartre et j’ai été englouti par les gens, les bruits, les bâtiments que je connaissait des livres.

Cette nuit là, dans le quartier (approximatif) de Toulouse-Lautrec, j`ai parfaitement dormi, en ressentant l’air moisi de la chambre comme une panacée.

Anca Aparaschivei - Roumanie... France


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Dalel Labidi (dr)
Ph : Aimablement prêtée par Dalel Labidi

Juillet, Août 2006… C’était en Belgique. C’était plus précisément à Louvain-la-Neuve, dans le cadre d’un stage international de didactique du FLE.

C’était la première fois que je partais en voyage, la première fois que je quittais mon pays, la première fois que je visitais l’Europe, la première fois, la première fois, la première fois…

Ce n’était vraiment pas mal pour une première fois. Tous ces gens que j’ai rencontrés, toutes ces amitiés qui se sont liées entre eux et moi. Qui sont-ils ? Ils étaient nombreux, de partout dans le monde. Je me souviens encore de Fiorella et de Geneviève, ces deux adorables femmes qui ont tout organisé. Je n’ai pas du tout oublié mes co-kotteuses : Natacha, la Russe ; Margriet, la Hollandaise ; Elisa, l’Italienne et Traecy, la Canadienne.

Je me souviens aussi de mes promenades au bord du lac avec ma chère compatriote Monia. On passait de longs moments à regarder les canards ! J’ai beaucoup aimé Bruxelles, Bruges, Gand, Louvain, Durbuy, Namur, etc. Je n’oublierai jamais la Grand-place et son grand tapis des fleurs, encore moins le parc des topiaires ou les forêts ardennaises.

Mais je ne manquerai jamais, non plus, de me rappeler ce plaisir culinaire : les gaufres belges que j’ai adorées !

Tout ça n’était autre qu’un régal.

Après avoir goûté à l’Europe, j’ai voulu y retourner puisque ce séjour était court, seulement trois semaines. Et ce fut, à peine trois mois plus tard. Cette fois, c’était Paris que je visitais… Et c’était parti pour deux ans.

Dalel Labidi - Tunisie... Belgique


En 2004, je me trouvais pour quelques jours à Paris, avant d’aller à Strasbourg, pour un cours de perfectionnement pour les professeurs. Et pendant le peu de temps dont je disposais, je me suis proposé de voir des lieux parisiens très connus, mais que je n’avais pas encore réussi à explorer : Montmartre, avec la magnifique basique blanche du Sacré-Cœur figurait, évidemment, sur la liste. Le jour de ma visite, il pleuvait sur la capitale, comme d’habitude, quand j’y étais. Je suis arrivée en métro jusqu’au bas de la colline et, pour en faire l’expérience, j’ai pris le funiculaire. J’ai admiré le panorama de Paris, j’ai examiné l’extérieur de la basilique, j’ai vu aussi l’intérieur, j’ai même assisté à la messe (la première messe catholique de ma vie). En sortant, l’insistante pluie continuait à tomber. J’ai fait un petit détour et je me suis retrouvée sur la place du Tertre, pleine de peintres, de graveurs, de vendeurs de tableaux et de public. J’ai pris mon temps à tout regarder en détail. La pluie faisait encore partie du paysage. J’ai aperçu un café, ou plutôt une auberge, pittoresque, mais vide. J’ai pris des photos et j’avais l’intention de descendre pour voir le musée de Montmartre, quand une affiche annonçant - tout près de ce lieu - une exposition Dali a attiré mon attention. Je suis bien intéressée par la peinture et le nom de Salvador Dali m’était, évidemment, connu. Je connaissais ses peintures, j’en avais vu même à Bucarest, j’avais déjà lu « Le Journal d’un génie… » J’avais le temps, il pleuvait… Donc… pourquoi pas ! Je suis entrée dans « l’Espace Dali ». Une affiche avertissait le visiteur que cette année-là on commémorait le centenaire de sa naissance. Ah, oui ? Tant mieux.

L’exposition aurait pu être plus vaste, plus attrayante. J’ai descendu un escalier et… un univers inhabituel, surprenant – comme celui du peintre – apparaissait devant mes yeux. C’était un sous-sol, comme la cave d’un château médiéval. Très bien éclairé, d’ailleurs, et pas du tout effrayant. Les Français avaient aménagé là-bas, - comme eux seulement sont capables de le faire – un univers à part, mystérieux, tortueux, changeant de tons, complet et complexe, mais toujours intéressant.

C’était « L’univers fantasmagorique de Salvador Dali ». Un univers atypique, pour un peintre atypique. Il y avait un très grand nombre de toiles, de sculptures, d’objets, accompagnés d’explications détaillées et compétentes. Un vrai régal. À un moment donné j’ai remarqué deux ou trois jeunes filles auxquelles une dame expliquait les œuvres exposées. « Une guide », ai-je pensé. J’allais apprendre par la suite que c’était un professeur qui s’occupait d’un groupe de travail, car là-bas il y a un atelier, un Espace jeunes.

J’ai eu tout le temps d’étudier les œuvres exposées, de lire les notes placées à côté. Cela a duré assez, mais je me suis réjoui de chacune. Avant la galerie, le lieu où on pouvait acheter des œuvres authentiques de Dali, je me suis reposée un peu sur un banc, auprès d’une dame. On était fatiguées, mais charmées. L’espace était assez étroit, et, devant nous il y avait, un petit escalier, identique à celui par lequel nous étions entrées. En quittant l’exposition ou la galerie, toutes les personnes regardaient les petites photos encadrées... et riaient. Qu’est-ce qui se passait ? Il y avait des photos de Dali avec ses célèbres moustaches arrangées de toutes les manières possibles, commentées par… le possesseur lui-même. Un clin d’œil ironique et de très bon goût. À mon tour, j’ai fini mon périple dans l’univers fantasmagorique de Salvador Dali, le sourire aux lèvres… Même la pluie du dehors ne pouvait détruire l’état particulier de mon esprit ravi…

Je dois ajouter qu’en rentrant, j’ai observé dans l’entrée d’une impasse sur les Champs-Élysées un torse inspiré de l’œuvre de Dali. Ce qui m’a convaincu que Dali est plus proche de nous que nous ne le croyons…

Doina Medrea - Roumanie... France


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Véronique Talbot
Ph : Aimablement prêtée par Véronique Talbot

À Paris, je me suis sentie chez moi. Bien davantage qu’en Ontario ou aux États-Unis. Même si je vis dans les Amériques. C’est probablement à cause du français dans l’air. Malgré notre parlure différente, il y a toujours moyen de se comprendre :

C’est quoi du cabillaud ? 

C’est de la morue.

Je prendrais la carte postale du Moulin rouge S.V.P.

Ah ! mince !

Pendant mon séjour à Paris, il y a eu une manifestation au sujet de l’âge de la retraite. Une manifestation entièrement en français. Dans ma ville natale (Montréal, « ville francophone ») les manifestions se passent en français et en anglais.

Toutefois, je remarque que le nom de l’entreprise qu’on peut apercevoir en arrière-plan sur ma photo et la phrase communicationnelle qui l’accompagne ne sont pas très français. On n’y pense pas souvent, mais l’anglais est omniprésent.

Véronique Talbot - Canada Québec... France


 

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