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« INDE - Quel statut pour la langue française ? »

Par Babusha Verma, professeur de français, université de Delhi à New Delhi.

le 25 juillet 2012

Les débats sur la cohabitation et les aménagements linguistiques au FMLF fait aborder la question du statut du français en Inde. Dans ce pays multilingue, le français est la première langue étrangère enseignée en Inde.

L’Inde possède l’hindi et l’anglais comme deux langues officielles nationales, vingt-deux langues officielles régionales et 1652 dialectes. Alors, de quelle francophonie parle-t-on dans ce pays multilingue où le français n’a aucun statut officiel ? Le système éducatif en Inde impose une formule de trois langues, c’est-à-dire, une langue officielle (l’anglais ou l’hindi), la langue maternelle ou régionale, et une langue indienne ou étrangère. Le français est enseigné comme troisième langue mais, au titre de langue étrangère, le français conserve une place importante en Inde. Le français est la première langue étrangère enseignée en Inde. Selon les estimations, il y a environ 500 000 apprenants de français en Inde dont 60 000 étudiants apprennent le français au niveau de l’enseignement supérieur et ces chiffres sont en augmentation constante. D’un côté, les universités indiennes, au niveau de la licence, du Master et du doctorat, se sont ouvertes depuis les années soixante-dix à la littérature de l’espace francophone et d’un autre côté, il y a vingt-deux Alliances françaises qui prennent en charge des habiletés à communiquer. Le français est également enseigné dans les écoles de gestion, d’ingénierie, d’hôtellerie et de tourisme. Qu’est-ce qui motive un si grand nombre d’Indiens pour apprendre le français quand la plupart sont déjà bilingues sinon trilingues ?

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Babusha Verma, professeur de français, université de Delhi à New Delhi
Ph : Aimablement prêtée par B. Verma

Il existe, depuis longtemps, des liens historiques entre l’Inde et la France. À la veille de l’indépendance de l’Inde, en 1947, cinq comptoirs français a rejoint l’Union indienne : Karikal, Yanaon, Mahé, Chandernagor et Pondichéry. Pondichéry, dû à des centaines d’années de liens avec la culture française, a poursuivi sa relation avec la France et la langue française est devenue la langue officielle du territoire de Pondichéry. De cet intérêt est née non seulement une francophonie indienne mais également une francophilie, un goût pour les aspects culturels développés par la France, un amour pour la vie à la française : ses monuments, ses musées, ses œuvres littéraires, sa gastronomie et sa mode.

Plusieurs expositions, concerts, théâtres, concours sont organisés pendant la Semaine de la Francophonie dans les universités et dans Alliances Françaises pour fêter cet attachement à la langue française. Il y a un bon nombre de programmes d’échanges entre les écoles et les universités indiennes et francophones pour que les étudiants et les professeurs puissent partager leurs intérêts linguistiques, intellectuels et culturels. La traduction des œuvres littéraires françaises dans les langues indiennes sont également promus pour faire vivre la langue française.

De plus, les échanges économiques entre la France et l’Inde ont créé un renouveau de l’intérêt pour les langues étrangères. La France est le cinquième partenaire commercial européen de l’Inde et reste très présente dans plusieurs secteurs importants. Dans ce scénario, la langue française devient un atout pour ceux qui souhaitent travailler dans le secteur économique et touristique. Les Indiens ayant un bon niveau de français peuvent avoir des débouchés en tant que secrétaires bilingues et traducteurs.

Au temps de la mondialisation, il est devenu nécessaire d’apprendre une langue étrangère et la voix francophone se fait entendre actuellement comme un choix intéressant.

 

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