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« IRAN - Forough Farokhzad »

Poète, du lyrisme à l’engagement...

le 18 juillet 2011

Grâce à leur francophonie Mohammad Reza Mohseni et Mahboubeh Fahimkalam nous offrent une pertinente ouverture sur la poète iranienne qui agita la société dans les années 1950.


Mohammad Reza Mohseni, Maître Assistant à l’université islamique Azad d’Arak

Mahboubeh Fahimkalam , Maître Assistant à l’université islamique Azad d’Arak


Avant le mouvement du féminisme des années 70 en France, et même dans un pays comme l’Iran possédant des règles et un système plus traditionnel et moins développé que la France, Forough parle de l’identité féminine, des revendications et de la liberté de la femme, notamment sa hardiesse de parler des délices de son corps et les contraintes sociales que lui impose la culture masculine de son temps. Cela confère à sa poésie une dimension critique nouvelle.


Résumé

Forough Farokhzad est l’une des plus grandes poètes de la littérature persane qui a fait une innovation dans la poésie contemporaine d’Iran. Dans la première partie de sa carrière littéraire, la poésie de Farokhzad présente les désirs et les passions d’une jeune fille qui chante ses souffrances artificielles tandis que dans la deuxième partie, le langage de sa poésie parvient à sa pleine maturité et le poète se tourne de l’expérience individuelle vers une sympathie collective, et son œuvre trouve un aspect universel. Dégouté de la banalité, le poète présente l’origine de l’oppression de la femme iranienne, et vise à démontrer le non sens de sa quotidienneté tragique dans ses poèmes, elle chante son univers dépressif sous la pression de la domination masculine, enracinée dans les principes tyranniques d’une société traditionnelle.

Aux yeux de Forough, les instincts refoulés et les désirs inassouvis basent les fondements d’une insatisfaction destructrice auprès de la femme iranienne qui fait figure dans sa vie sentimentale. C’est pour cette raison que la révolte est une réaction convenable et apte à traduire cette insatisfaction. Le présent article en soulignant la modalité de l’évolution du poète, et son passage d’une poésie romantique et sentimentale vers une poésie engagée et consciencieuse, montre comment la poésie de Forough lui procure l’occasion de briser les tabous et les clichés de son milieu social.

Mots-clés : poésie, femme, poète, société, Forough


Évolution poétique dans la poésie de Forough Farokhzad, du lyrisme à l’engagement

Introduction

Forough Farokhzad, née à Téhéran en 1934 dans une famille dont le père est un militaire autoritaire et cultivé. Elle est la deuxième fille d’une famille de 7 enfants. Son mariage à l’âge de 16 ans ne dura que trois ans. Cette séparation qui la prive de son fils, apparaît comme un grand échec pour elle. Sa carrière littéraire commence en 1953 dans laquelle on peut distinguer au moins deux périodes : la première, avec les recueils Captive, Mur et Révolte, s’organise autour d’une poésie lyrique et sentimentale. La deuxième, avec deux recueils une autre Naissance et croyons au début de la saison froide, est la période de sa maturité d’esprit et celle de la création de ses chefs-d’œuvre poétiques dans lesquels elle va de l’individualisme vers le cosmopolitisme. En fait, dans son dernier recueil elle a même tenté de donner à ses tendances romantiques une couleur philosophique.

Certes, sa création littéraire lui fournit une occasion pour parler de ses douleurs et ses tristesses et une sorte de désobéissance aux principes sociaux. Sa littérature est un mélange du lyrisme exalté et de démonstration philosophique qui fait entendre la revendication du poète pour l’autonomie affective de la femme.

L’originalité de Forough tient à sa manière subtile et limpide d’évoquer la réalité avec la mentalité d’une femme moderne qui transgresse les contraints de son temps.

Forough est l’héritière d’une génération de poètes qui ont vécu la défaite de 7 août 1953(28 Mordad 1332 de l’année solaire) où l’Etat national et populaire de Mosadegh (1) a été renversé. Parmi les figures célèbres de cette époque, on peut énumérer Nima Youchij (2) et Ahmad Chamlou (3).

En fait, Forough est l’héritière d’un profond désespoir issu d’un échec politique et social qui a été transporté par les poètes de la génération précédente. Dans cette époque, les thèmes essentiels des recueils poétiques sont consacrés aux problèmes sociaux. En raison de la mise en place d’un Etat illégal et despotique, un grand nombre de poètes, en s’adressant aux fondements sociaux, tente de chanter leur désespoir.

A cette époque, avec l’apparition des partis politiques et des journaux, on est en présence de l’émergence d’une poésie engagée qui s’éloigne de l’idéalisme et du sentimentalisme précédent et s’occupe des problèmes plus concrets et plus réalistes.

Dans la première partie de sa création littéraire, Forough poursuit la voie de jeunes romantiques comme Naderpour dont les poésies étaient le prolongement du romantisme précédent, mais après son évolution poétique et sa nouvelle naissance dans une autre Naissance, elle trouve son propre langage et un terrain favorable pour renier les dogmes traditionnels de son temps et se met à chanter à la manière des poètes novateurs : «  Une autre Naissance non seulement est une évolution dans la poésie de Forough, mais plutôt une évolution dans la poésie contemporaine d’Iran qui s’approche de la poésie moderne du monde. Une autre Naissance en s’appuyant sur l’expérience personnelle et les réalité quotidiennes conduit la poésie moderne d’Iran qui s’était basée sur deux pôles du subjectivisme interne et l’objectivisme éducatif vers le réalisme  » (Langueroudi. 1998 (1377). P. 107)


Dans ses trois premiers recueils Captive, Mur et Révolte, elle compose ses poèmes sous la forme de quatrain - forme courante de son temps, surtout pour des recueils amoureux - et les images et les termes qui parcourent sa poésie illustrent les tumultes des sentiments d’une femme vaincue et désenchantée qui veut se débarrasser d’une existence vide et ennuyeuse.

Deuxième période dans laquelle la poète est à l’apogée de sa création littéraire, tant dans la forme que dans le fond, elle acquiert sa propre langue pour exprimer ses angoisses accablantes. La tendance du poète va vers le choix d’un langage de la masse sans laisser à côté l’esthétique de son œuvre. En adoptant un style plus libre, elle abandonne la forme de quatrain. Dans cette époque, la fréquence des termes frivoles et superficiels s’est diminuée car elle a rompu avec le sentimentalisme précédent.

En étudiant ses champs lexicaux et sa langue favorite, on parvient au développement langagier et mental du poète. En comparant les champs lexicaux du poète de captive à croyons au début de la saison froide, on saisit la modification essentielle de Forough dans sa poésie.

Cet article a pour objectif d’étudier les problèmes conduisant le poète d’un monde superficiel vers un monde méditatif ? Est-ce qu’elle était une personne dépressive, dotée de sentiment de culpabilité, ayant la tendance à voir les réalités d’une façon négative, ou elle est une poète révoltée qui ne supporte pas le destin tragique que sa société lui a imposé ?

Au cours de cet article, on se penche aussi sur quelques thèmes dominants de la poésie de Forough tels que le désespoir, la solitude et la condition sociale de la femme iranienne.



Les aspects romantiques de la poésie foroughienne

Un langage imprégné des sentiments féminins et une vision romantique sont les premières particularités de ses poèmes. La sincérité poétique de Forough qui se crée par ses sensibilités artistiques et ses subtilités d’esprit montrent bien son romantisme constant au cours de sa carrière littéraire ; mais un romantisme qui s’éloigne de la banalité, des atmosphères médiocres et des souffrances superficielles.

Le regard de Forough à l’égard de tout ce qui l’entoure, prend source dans son lyrisme personnel, mais un lyrisme inséparable de son souci pour l’humanité et notamment pour le destin de la femme dans la société. Ce lyrisme personnel s’accompagne la plupart du temps d’un langage émotionnel qui essaie de s’exprimer d’une manière effective et simple. La volonté et l’effort du poète pour saisir cette émotion et montrer ses élans du cœur relèvent de son exaltation douloureuse. En fait, comme tous les romantiques, son idéal est d’élever l’esprit au sommet de la liberté.

Malgré sa tendance à être romantique et à créer un univers sensationnel dans ses poèmes, elle ne se détache pas de la réalité. Son engagement social qui marque sa poésie à partir d’une autre naissance n’est pas une rupture totale avec la poésie romantique. En réalité, elle passe de l’amour individuel à l’amour collectif, à la sympathie et à l’identification.

La recherche dans les pays des souvenirs et les sentiments nostalgiques pour son enfance apparaissent avec les images douces et agréables :

Ces jours-là s’en sont allés
Ces beaux jours
Les jours purs et majestueux
Les cieux pleins de paillètes
Les branches chargées de cerises
Les maisons appuyées les unes contre les autres
A l’abri vert des liserons
Les toits survolés d’espiègles cerfs-volants
Les ruelles en vertige du parfum d’acacias

(Ces jours-là)

(Hoghoughi. Extraits des recueils poétiques de Forough Farokhzad. Ed.Negah. Téhéran. 1993 (1372)


On disait que la réminiscence des souvenirs d’enfance confère au poète un sentiment du calme. La recherche dans les territoires de l’enfance et la recréation des images oubliées qui surgissent comme les mémoires douces, prennent de nouvelles formes dans son œuvre : « L’effroi de la déchéance ne la quitte pas même pour un instant. Elle se voit de l’intérieur comme une personne ruiné. Une femme échouée qui a supportée tant de difficultés, et au seuil de trente ans, elle se souvient de beaux jours de son enfance.  » (Jalali.1998. p. 528)

Les termes simples sélectionnés par elle, rendent son accent plus sincère et ses tournures poétiques plus efficaces. Pour exprimer l’épanchement d’un cœur insatisfait et malheureux, elle trouve un style simple avec des évocations émouvantes. Lucidité et simplicité de la forme choisie par le poète, issue d’une familiarité passionnante, et les images concises et familières qui sont bien loin du symbolisme de son temps, fait de sa poésie une œuvre compréhensible et populaire pour une grande partie de la société. Sur ce plan, elle arrive à suggérer ses idéaux à ses interlocuteurs :

Combien j’ai envie de m’asseoir au milieu des pastèques et des melons d’eau
Dans le chariot de Yahya

(Quelqu’un qui ne ressemble à personne) (Hoghoughi. Extraits des recueils poétiques de Forough Farokhzad. Ed. Negah. Téhéran.1993 (1372)


Les aspects sociaux de la poésie foroughienne

L’appartenance à une minorité incompatible avec le courant dominant d’une société chaotique et désordonnée et le désenchantement par ses principes, emporte Forough vers une sorte du combat avec la crise morale et les normes acceptées par les hommes. En tant que poète doté d’un esprit critique, elle choisit un cheminement qui la conduit à combler son devoir.

En dénonçant les vices de son entourage, elle parle de la misère culturelle qui empêche l’éclosion des talents. Sur sa route, parsemée de difficultés et d’obstacles, lesquels tiennent plus à l’inefficacité des relations humaines de son époque qu’à sa personnalité délicate et révoltante.

L’essence de la création poétique de Forough se trouve dans deux éléments toujours présents dans sa poésie : la négation et la sincérité. La sincérité de ses poèmes dans l’expression des images nues et authentiques, apparaît comme le seul caractère de son art qui peut la sortir de l’ordinaire, d’après les règles de sa société.

Forough se manifeste toujours telle qu’elle est, telle qu’elle se sent, soit dans sa vie, ou dans son œuvre. En dépassant la plupart des formalités officielles, elle s’attaque aux conformismes affligeants et le conservatisme de la société. C’est pourquoi, se considérant bien différente des femmes dociles devant les dogmes désagréables de la société qui l’entoure, elle souffre de sa marginalité obligatoire qu’elle doit supporter de temps en temps.

Son rapport avec son entourage est plutôt un affrontement d’une femme très affective et consciencieuse avec un système bien violent qui est indifférent aux douleurs de ses citoyens. Elle décrit les sentiments éprouvés par les femmes enfermées dans un univers étroit et nous raconte leurs malaises, leurs drames et l’aspect exténuant et ennuyeux de leur vie quotidienne. Forough démontre comment elle se met à se dégrader dans une fausse condition que lui impose la famille ou la société.

Dans sa vie comme dans son œuvre, elle essaie d’explorer le vécu secret des femmes face à leur condition familiale. Une femme traditionnelle, étrangère à ses droits humains et ignorant les exigences féminines.

Grâce à l’originalité de ses poèmes, inspirés de sa propre vie et des confidences glanées çà et là, elle explore la vie intime des femmes et leurs tâches épuisantes. Elle s‘émancipe par rapport à la tutelle familiale tandis que le rôle que la société incombe à la femme est celui d’un domestique. Cherchant le sens de la vie en tâtonnant dans une obscurité, elle doit prendre soin de son foyer car ce dernier est le royaume d’une femme. En se trouvant au foyer, elle perd au fur et à mesure son potentiel et toute possibilité de la progression.

En fait, elle est condamnée à vivre dans un univers de répétition et de monotonie imprégné de banalité ; mais Forough est décidée de rompre avec l’image traditionnelle de la mère enfermée dans un monde clos ; et dans ce sens, elle trouve des accents douloureusement et violemment critiques :

De quel sommet tu parles ?
Abritez-moi, ô les fours brûlants
O le tintement des vaisselles en cuivre dans les ténèbres de la cuisine
O le tintement funèbre de la machine à coudre
O le conflit infini des balais et des tapis
Abritez-moi, ô les amours jaloux …

(Illusion verte) (Ibid. p.243)


Pourtant sa poésie n’est pas une lamentation sur les ruines d’une époque brillante du temps passé mais une méditation philosophique et minutieuse sur la passivité d’une génération perdue.

Avec ses activités littéraires et sociales, le poète cherche à démontrer que la femme peut devenir un être sociable et efficace à l’exemple de l’homme. Dans sa démarche poétique, elle ne se livre pas à une censure contre les croyances excessives et déraisonnables, qui ne servent à rien et dépossèdent l’âme d’une volonté résolue. Sa littérature est un mélange du lyrisme exalté et de démonstration philosophique qui fait entendre la revendication du poète pour l’autonomie affective de la femme.

Avant le mouvement du féminisme des années 70 en France, et même dans un pays comme l’Iran possédant des règles et un système plus traditionnel et moins développé que la France, Forough parle de l’identité féminine, des revendications et de la liberté de la femme, notamment sa hardiesse de parler des délices de son corps et les contraintes sociales que lui impose la culture masculine de son temps. Cela confère à sa poésie une dimension critique nouvelle.

Une grande partie des lecteurs de son temps l’accuse de chanter une poésie érotique, tandis qu’elle essaie de nous démontrer qu’à partir de la connaissance et l’importance du corps que l’homme parvient à respecter son existence et glorifier son âme humaine :

Il ne s’agit pas d’un lien lâche
Ni d’une étreinte dans les feuilles usées d’un carnet
Il s’agit de ma chevelure heureuse
Avec les coquelicots brûlés de ton baiser

(La conquête de jardin) (Ibid. p.246)


D’après elle, le plaisir sensuelle et la beauté corporelle sont inséparables des plaisirs spirituels. Forough veut concilier deux notions apparemment incompatibles, car le vrai désir naît de la fusion de ces deux éléments opposés, de même que la jouissance de la liaison de deux corps se révèle dans la conciliation de deux âmes différentes. Or, l’apaisement de l’âme et la délivrance du corps ne seront pas réalisables que dans l’union de ce duo : O toi, plein de verdure
Mets dans mes mains suppliantes, les tiennes
Comme un souvenir brûlant
Et mets sur mes lèvres amoureuses, les tiennes
Comme une sensation chaleureuse de l’existence

(Le vent nous emportera) (Ibid. p.231)


Les constructions métaphoriques et les figures poétiques telles que souffle de l’obscurité (le vent nous emportera), expériences pâles (croyons au début de la saison froide), corde lâche de la justice (la fenêtre), vieux jardins de l’ennui (croyons …), étoiles en carton (croyons …), foulard obscur de la loi (la fenêtre), instant bouché (une autre naissance) deuil des miroirs (croyons …), couronne en papier (illusion verte) dans la poésie de Forough désignent bien le désenchantement d’un monde clos et tragique où la noirceur, l’injustice et le désespoir ont dominé partout.

L’univers poétique de Forough où elle se réfugie, est une solitude solennelle et le seul remède possible pour qu’elle se débarrasse de ses malheurs terrestres. Pourtant, son exigence de plénitude répond au sentiment de sa propre valeur qui se manifeste dans l’amour.

Conclusion

Forough nous invite à réfléchir sur les problèmes d’une société qui souffre du mensonge et de l’indignité de ses citoyens où le vice comme une maladie a contaminé tout le monde, et la plupart des gens ont perdu leurs aptitudes humaines. Cela lui enlève toute espérance, et elle dresse un tableau de l’humanité soumise à la fatalité tragique notamment à l’égard de la femme. Elle a la clairvoyance d’une femme intellectuelle et perspicace, et la subtilité d’une poète sentimentale et minutieuse qui a profité de tous les potentiels de son langage pour être comprendre par toutes les couches sociales. En effet, l’art poétique lui prépare une occasion pour communiquer les gens et critiquer sa société.


Notes :

(1) Le premier ministre de Mohammad Reza Chah, le dernier roi de la dynastie Pahlavi, avant la Révolution Islamique de l’Iran

(2) Le poète iranien contemporain qui en changeant la structure de la poésie classique, a fondé une nouvelle forme dans la poésie persane.

(3) Le grand poète iranien qui a donné naissance à une nouvelle forme de la poésie-influencé par la poésie française-, appelée « vers blanc »


Bibliographie :

1. Abasi, Batoul. Je dirai bonjours au soleil. ( Be aftab salami dobareh khaham dad). Ed. Elm. Téhéran.2003(1382)

2. Abedi, Kamyar. Plus solitaire qu’une seule feuille, la vie et la poésie de Forough. (Tanha tar az barg, Zendegui va cheer Forough). Ed. Jami. Téhéran.1998(1377)

3. Chams Langueroudi, Mohammad.Tarikh tahlili e cheer Now.( Histoire analytique de la nouvelle poésie) Volume 3. Ed. Markaz. Téhéran.1998(1377)

4. Chamisa, Sirouss. Regard critique

5. Dast Gheyb, Abdol Ali. Petite prince de la mer.( Pari kotchak Darya). Ed. Amitis. Téhéran.2005(1384)

6. Hoghoughi. Mohammad. Extraits des recueils poétiques de Forough Farokhzad.Ed.Negah. Téhéran.1993(1372)

7. Jalali, Behrouz. Forough Farokhzad. Ed.Morvarid. Téhéran.1998(1377)

8. Mochref Azad, Mahmoud. Prince de la poésie ( Pari chadokht e cheer)..Ed.Sales. Téhéran. 2005(1384)

9. Mokhtari, Mohammad. L’homme dans la poésie contemporaine. Ed.Touss. Téhéran.1993(1372)

10. Yousefi, Fariba. Souviens-toi le vol. (Parvaz ra be khater bespar). Ed. Sokhan. Téhéran. 2009(1388)



 

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