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« MADAGASCAR - Ambalavao-Manakara : La route du rhum »

Carnet de route !

le 12 juillet 2015, par Loïc Hervouet

Un trek de 178 km, mené en une semaine pour trois hardis voyageurs, Jean Kouchner le pro, Isabelle Hervouet l’infirmière de bon secours, et son père, Loïc, serre-file par goût et souvent par obligation. A la manœuvre : deux guides, Patrick et Juvence, un pisteur, Raboto, quatre porteurs, Christian, Mamy, Meza et Xavier.

On les croise dès le début du trek, et pendant quatre jours, ces athlètes de l’alcool, pieds nus le plus souvent, maintenant à l’épaule le gros bâton qui supporte, à chaque extrémité, un bidon jaune de 22 litres de rhum local. Dix, vingt, trente, quarante de ces porteurs rapides croisés chaque journée, solitaires ou en bandes de six ou sept, marchant-courant vers la grande ville d’Ambalavao, à 450km au sud d’Antananarivo, capitale du marché aux zébus, qui leur achètera tout. Ces forçats de la route donneront leur nom à ce trek.


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Athlètes de l’alcool, pieds nus le plus souvent, maintenant à l’épaule le gros bâton qui supporte, à chaque extrémité, un bidon jaune de 22 litres de rhum local (Ph : « le trio du trek »)

Retour au départ pour la bande des dix. On part de 932 mètres d’altitude, pour atteindre la mer. Seuls les naïfs croient que ça va seulement descendre. Donc déjà on triche un peu en s’avançant d’une bonne quinzaine de kilomètres sur la piste carrossable en minibus 4x4 ? On laisse à droite la colline sacrée d’Ifandana (où les populations locales résistèrent jusqu’à se jeter tous ensemble du haut du rocher pour résister aux troupes des rois de l’Imerina - visite interdite aux Merinas), tellement protégée que les Betsileo ont « inventé » une autre colline Ifandana, à 40 km, désignée comme telle aux touristes et aux visiteurs Merina qu’on veut éloigner du vrai lieu sacré. Dans une vie antérieure, Suzanne et Loïc ont pu y aller et découvrir le squelette d’une femme et de son enfant, toujours honorés dans une fracture de la falaise. Allons jusqu’à Ambinanindovonaka (« A la confluence »), où les enfants chantent l’hymne national, comme chaque jour au lever des couleurs à l’école, puis jusqu’au barrage d’Ambohimanasina (« A la colline des sacrifices »), où l’on débarque pour le vrai départ. Déjà on a dégusté au passage cette rumba, feuille commune ici, au goût de girofle, qu’on emploie pour soigner le mal de dents. Voici la première rivière de cent mètres de large : il y a un pont sur le barrage : ce sera quasi le seul avant trois jours ; d’ici là, il faudra franchir les très très très nombreux passages d’eau soit en rusant via des détours sur les diguettes au milieu des cultures, soit, le plus souvent, en se mettant à l’eau. Enlever les chaussures de marche, mettre les sandales plastiques, enlever les chaussures de marche, mettre les sandales plastiques, enlever etc… etc…, vous avez compris.


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Amba, le lever des couleurs... (Ph : « le trio du trek »)

En plus, il pleut (enfin, il crachine, disent les guides). M’enfin, on avance. On vide l’école de Mazava Antsitanana (« Le lever du jour ») pour la photo, avec la complicité de l’instituteur. On passe Tsaramandroso (« Qui progresse bien ») et ses riches maisons de riziculteurs ou planteurs de tabac, on repasse des gués bien sûr, puis à l’heure de midi, l’habitante d’une grande maison nous hèle pour offrir le sec, sa cuisine et même sa chambre aux trois vazahas (étrangers) devenus vahiny (invités) pour qui on descend la natte du déjeuner picnic. Sur le balcon après déjeuner s’improvisent déjà quelques chants et danses. On remercie la dame, on reprend les sacs et la route, on traverse sous la flotte Ambohitrapanehefa, la ville des forgerons, et on marche, à travers les collines mouillées, sur le sentier souvent étroit. Jusqu’à l’arrivée, on ne croisera plus un seul zébu, pas une charrette, tant cette route est impraticable aux véhicules de tous genres.

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Toujours le bonheur de se retrouver dans les écoles (Ph : « le trio du trek »)

Puis c’est le premier campement. Il pleut, comme on l’a dit, donc on va trouver refuge dans l’école de Tsipopoka (« Pétard ») aimablement prêtée par l’instituteur qui fera aussi visiter sa (luxueuse) maison partagée avec la grande famille. On pousse table et bancs, on gonfle les matelas, on enfile tout à la suite le thé de fin d’après-midi, l’apéritif de début de soirée, et le repas chaud (soupe de légumes, brochettes de zébu, riz, rougail et banane au chocolat) préparé par l’équipe sur le fatapera (brasero) dans l’autre salle de classe. C’est la première soirée. Ils chanteront, danseront, on chantera, dansera. La bonne humeur tient lieu de confort. Vivement demain ! D’ailleurs on se couche avec les poules, avant vingt heures, en compagnie de quelques trombes d’eau. Il faudra un hasard de besoin naturel vers trois heures du matin pour croiser dans le ciel, enfin, entre deux nuages, cette pleine lune du jour qu’on avait choisi pour cette raison comme date de départ.


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Ifandana « la maudite »... tout un programme (Ph : « le trio du trek »)

On se lève avant les poules et avant six heures du matin. Il fait jour et il crachine. Ce sera la journée la plus rude et la plus longue. On quitte le pays betsileo (« Les nombreux invaincus ») pour atteindre le fameux « corridor » vert de forêt primaire de l’Ile, vestige du temps où personne ne l’avait déboisée, et entrer en pays tanala (« Ceux de la forêt »), où l’habitat change radicalement, cases faisant feu de tous bois et branches, maisons sans clous, avec tenons et mortaises, toits de ravenala (le fameux « arbre du voyageur », qui envahira bientôt les paysages) ou de bozaka (« herbe séchée »).

C’est aujourd’hui qu’est programmée la grande descente de la falaise. Pour se donner du courage dans le crachin persistant, première pause café après moins d’une heure, sur le tas, avec les porteurs de rhum qui eux, en sont déjà au vary@anana (riz rouge humide du matin avec des brèdes) plus réconfortant encore. [Bien avant internet, les Malgaches utilisaient le signe @ pour indiquer « avec » - ici c’est vary (riz) avec anana (brède) - vary amin’anana -prononcer varaïmnane]. On paie son café 50 ariary (0,015 €), donc on peut en prendre deux !


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Un deuxième café pas cher... (Ph : « le trio du trek »)

On file dans le chemin étroit et glissant, parfois dans des défilés creusés dans la terre rouge ou dans la pierre. Il faut laisser priorité aux porteurs, car on ne peut se croiser. Premières sangsues, pas trop collantes, nouveaux passages de gués, puis une trouée dans la brume : on découvre l’impressionnante falaise au pied de laquelle on va monter, descendre, monter, descendre et ainsi de suite, sur le sentier toujours glissant. Au loin en bas, les maisons fumantes d’Ifaliarivo (« Aux mille heureux »), qui nous attend pour la nuit.

Arrive ce qui devait arriver. Le pied gauche glisse, et Loïc se retrouve dans le ravin retenu (un peu) par des branchages et (surtout) par le pied droit et par le guide Juvence, qui y gagnera le surnom de Juvange (gardien). Le genou gauche est endolori et saigne un peu, le pantalon est foutu et deviendra short (celui de Juvence aussi). La vie est belle, il pleut.


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Humidité toujours : glissade ou pas de danse ? (Ph : « le trio du trek »)

Faisant chemin, on arrive au col d’Ampitsinjova (« Là où l’on voit loin »). Très très belles éclaircies sur la vallée et panoramique sur les sommets. Les guides recrutent deux travailleurs du cru pour vraiment tailler des marches dans la latérite boueuse sur le chemin qui descend raide raide. Ceux-ci ne se font pas prier, travaillent dur, et accompagneront jusqu’au retour du chemin praticable (pas sec, mais plat) par le « blessé » léger. Plus de deux heures de creusements, de déblaiements et de descente prudentissime. Ils y gagneront, ravis, une poignée de main, et 6.000 ariary (2 euros) chacun. Avec tout cela il est 17h, et l’idée de déjeuner est in fine totalement abandonnée J . Il est vrai qu’on a goûté toutes les variétés de bananes possibles et imaginables sur la route. Dernier effort jusqu’à Ifaliarivo, et là encore, sous la pluie, accueil dans l’école. Il sera difficile d’échapper aux curiosités des enfants postés en masse à toutes les fenêtres, mais tellement joyeux. Ils satisferont la nôtre (de curiosité) en expliquant que l’école (publique) leur coûte 10.000 ariary (un peu plus de 3 euros) d’inscription par an, mais qu’il doivent s’engager à apporter aussi deux morceaux de kitay (petit bois de chauffage) trois fois par semaine à l’instituteur, ainsi qu’un peu de riz.


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Un « gros village » sur le chemin (Ph : « le trio du trek »)

Il y a toujours à la suite le thé, l’apéro et le dîner poulet pâtes légume , mais les onze heures de marche ont produit leur effet : il n’y aura ni chants ni danses, mais un couvre-feu précoce, avec cette fois une lune généreuse, et une voie lactée sublime !

Le croiriez-vous ? Au matin du troisième jour, il crachine encore. Et le piroguier qui doit nous faire traverser l’imposante rivière Matitagnana est au rendez-vous … mais plus loin. Une heure de quiproquo pour quelques minutes de traversée. Encore bien de la latérite boueuse, des sentiers mouillés, mais aussi des cultures de ravintsara, reine des huiles essentielles (et une antenne Canal+ sur la seule maison en dur, celle du patron de la distillerie), des champs de tabac, de la canne, et parfois, sur le bord du chemin, d’improbables vendeurs de betsabetsa (le rhum local à 90°) dont on se demande à qui ils peuvent bien vendre à part nos porteurs.


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Dès le réveil, premières leçons... on ne se refait pas ! (Ph : « le trio du trek »)

Les deux villages d’Ankarimbelo et Anriary portent encore aussi le nom colonial de Fort Carnot, poste avancé de la colonisation française. Et la discipline règne : 2000 ariary d’amende pour entrer dans l’école sans autorisation ! Nous n’en aurons pas besoin pour photographier les 53 élèves et leurs deux instituteurs. Ici, le prix du café a doublé, est passé à 100 ariary (3 centimes d’euros !), même prix que pour un tas de quatre bananes.

On passe Atodinga, petit bourg où le réseau téléphonique fait semblant (semblant seulement) d’exister (si on monte bien haut à gauche sur le collines), et où la jeunesse joue … aux boules ! Savez-vous qu’une doublette malgache fut championne du monde de pétanque voici une dizaine d’années à Marseille ? Picnic … à l’école bien sûr, où les porteurs trouvent le moyen de faire cuire du riz, puis reprise du chemin. Huit heures de marche suffiront aujourd’hui, mais déjà de grands moments de soleil ont succédé au crachin de la forêt. On photographie des serpents (inoffensifs), des papillons (superbes), et même on filme des sensitives en pleine action.


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Un sourire de passage (Ph : « le trio du trek »)

On s’installe à Itemaka, village assez spécial tout en hauteur d’une colline étroite, dirigé par un roi (également chef de la secte qu’il a créée), qui dirigeait précisément un office lors de notre arrivée et finit par nous envoyer son premier ministre pour une longue négociation avant de donner l’autorisation de bivouac … dans l’école. Mais le roi ne se montrera pas, se contentant d’alterner son auguste présence dans deux cases immenses à l’entrée de la zone royale, une pour les hommes, l’autre pour les femmes.

Au dîner dans la case du village prêtée à cet effet, le chef du fokontany (assemblée villageoise) sera notre invité … vite gêné par les intrusions bruyantes et collantes de l’ami Olav, « Norvégien de Corée du nord » comme il se présente, et surtout mari alcoolique de l’institutrice. Il veut « faire coutume » avec Isabelle, prendre son numéro de téléphone (malgré l’absence totale de réseau) … et s’inviter à dîner. Éjecté, de retour, puis rééjecté et enfin définitivement écarté par son frère aîné. Excuses interminables du chef fokontany et de la femme d’Olav. On tente de la consoler. Toujours pas de chants et danses, mais extinction des feux à 20h30.


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La rue principale d’Anriary (Ph : « le trio du trek »)

Le soleil est déjà bien fort au réveil de six heures. Les porteurs ont déjà cuit le vary@anana avec du kitoza (lamelle de zébu boucanée) pour les vahiny. La journée s’annonce bien, mais commence par une longue séance de soins intensifs des pieds à l’hôpital Isabelle (devenue Razabe, marque de respect), nos sept compagnons ayant écorché les chairs avec ces sandales de plastique qu’ils ne quittent pas de la journée.


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Attention aux bobos du matin, ils peuvent vite devenir invalidants (Ph : « le trio du trek »)

On marche sur des chemins qui s’élargissent à flanc de coteau, les panoramiques à 360° font florès, et le soleil est généreux. Une grande rivière, avec un pont et des lavandières. C’est bientôt Ifanirea, jour de marché, avec cette fois un vrai réseau (seulement Telma, l’opérateur national), pour enfin donner des nouvelles, acheter un nouveau chapeau.


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Dans la rue principale d’Ifarinea (Ph : « le trio du trek »)

On avait bien marché la veille. On s’arrêtera à Ihevo, village haut perché, à la fois pour le déjeuner un peu tardif et pour l’hébergement. Superbe village tanala, avec ses maisons typiques, et surtout, pour la première fois, une rivière accessible et propre pour se doucher, se shampouiner, se redoucher et se reshampouiner. De joie, on montera, aussi pour la première fois, les trois tentes côte à côte près de la grande maison prêtée pour la cuisine. On fraternisera avec l’habitant, on pilera le manioc, on visitera l’école et cette fois calmement, on prendra le thé avec des biscuits ; puis l’apéro avec les cahouètes locales, puis le dîner.


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Le pont d’Ifarinea (Ph : « le trio du trek »)

Contrecoup de la brillante journée de la veille : le ciel est gris au réveil de six heures, et le coup de mou est bien réel au démontage des tentes. On traînassera au petit déjeuner, mais le soleil revenu, l’enthousiasme reprend ses droits et la route vers 8 heures et demie. Chaque col est l’occasion d’une pause panoramique. C’est peu de dire qu’on est dans le somptueux : les verts jouent avec le ciel bleu et les roches noires. Forêts de ravenalas, champs de manioc et même rizières de montagne. C’est exceptionnel. Au creux d’un vallon, dans l’eau, une petite famille de chercheurs d’or explique qu’elle arrive à réunir dans la battée collective jusqu’à un gramme tous les trois jours, qu’elle revendra 90.000 ariary (28€). Encore faudra-t-il aller à la ville avant que les cours ne s’effondrent.


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La marelle, ça marche partout, pour les petits et les grands ! (Ph : « le trio du trek »)

Il n’y a pas eu de boutique depuis longtemps, et les réserves d’eau en bouteille sont au bord de l’épuisement. Un puits en haut d’une colline et quelques capsules de micropure assureront la soudure. En fin d’après-midi, on grimpe (encore) au village d’Ambohimangavola (« La belle colline d’argent »), grand village-fantôme (la plupart du temps chaque famille vit dans une cahute dans la montagne ou la vallée près de ses champs, et les belles maisons sont vides), mais village solidaire, puisqu’on y construit une grande salle collective, qu’on nous prêtera pour la nuit. Le poulet transporté vivant jusque là est immolé en public sur l’autel du dîner, plumé comme il se doit, et cuisiné comme il le faut. Superbe dîner avant une sublime nuit d’étoiles, et même une étoile filante !


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De l’or ! (Ph : « le trio du trek »)

C’est samedi, ça sent la réussite et la bonne humeur bat son plein. Dès 7 heures après le petit déjeuner, la famille gardienne du village effectue une démonstration très réussie d’extraction du jus de canne avec une presse ingénieuse taillée en plein bois. Les perspectives sont encore vastes et lointaines, il fait beau. Les cultures gagnent de l’espace, toujours accompagnées des ody, ces bâtons de bois au bout desquels on a attaché des amulettes censées piéger le voleur de récoltes, qui sera prisonnier de la rizière… L’école communautaire de Manjarivo est fermée, on retraverse beaucoup de petits cours d’eau, et l’un des voyageurs sera même porté par les guides pour éviter un délaçage supplémentaire des godillots. On pose pour des portraits de tous les participants, on rit, on chante. Bref, le trek s’amuse, déjeune au bord de la rivière, reprend via Mitanty ouest, jusqu’au bac de la rivière Ambahibe. Le pisteur fonce à l’eau. Quelqu’un organise une photo de groupe, avant de prendre les pirogues pour la dernière traversée.

De l’autre côté, c’est Lokomby, la grande ville avant Manakara. On s’installe … dans l’école toute neuve, aimablement prêtée par le directeur qu’on est allé chercher à la petite boutique de tout et rien qu’il tient dans la rue principale. On se promène dans un sens puis dans l’autre dans la dite grande rue. On rachète de l’eau, et même du coca et du fanta [Longtemps, les Malgaches ont appelé les péripatéticiennes des « fantas », selon le slogan de la marque : « Pour toi, pour moi, pour tous »] pour faire la fête tout à l’heure. Juste avant le dîner c’est la cérémonie de clôture : discours, remerciements, remise de cadeaux, dont le tee-shirt trophée de la randonnée ; apéro (les accompagnants ont acheté une grande bouteille de rhum local à 90° pour eux, une petite de rhum de luxe à 40° pour les invités), chants et danses jusqu’à plus soif. Extinction des feux tardive. Dès six heures, petit déjeuner avec les mofo gasy (beignets locaux), photos du groupe avec le maillot du trek, et départ en 504 « bâchée » pour Manakara où attend le 4x4 pour remonter travailler sur Antananarivo. On chante à tue-tête dans la voiture. Même le gendarme qui vérifie les papiers (et vérifie surtout s’il y a bien un billet de mille dans les papiers) se met à danser et taper des mains. A la jonction devant l’hôtel convenu, nouvelle séance de chants et danses, puis, en face, de l’autre côté de la grande avenue, dernière photo de groupe sur la plage, devant la mer et ses rouleaux. Séquence émotion. En plus, Xavier, le porteur betsileo, n’avait jusqu’à présent jamais vu la mer.


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Victoire finale, le groupe est entier ! (Ph : « le trio du trek »)

 

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