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« MAHMUD SYALTOUT, Indonésie, enseignant université Jakarta »

le 18 mars 2011

Mahmud Syaltout - Indonésien

Docteur en droit international de l’Université Paris Descartes et Maître des conférences en géopolitique et histoire juridique contemporaine des relations internationales (Spécialité : Asie Pacifique et Afrique) à l’Université d’Indonésie.



le 2 mars 2011

Réaction aux violences religieuses en Indonésie !

Sans se départir de la rigueur inhérente à son enseignement du droit, Mahmud Syaltout réagit aux violences religieuses qui frappent son pays, sur un ton libre et personnel...

La chanson d’un gardien la parole

Il n’est qu’une coïncidence que le gardien s’appelle Batman (2) et pas Voltaire (3). Il est l’homme de la culture en portant le chapeau noir de l’occident. Sa parole rythmique fait danser l’auditorium de l’humanité. Sa danse mythique rend l’âme décontractée. La silence et le regard donnent les offrandes de la sagesse à l’océan et à la terre qui nourrissent la société des savants. Les grains de la famille sont dispersés dans la nature qui n’est plus naturelle et qui est pourrie de l’artificielle.

La patrie a donné naissance au marin et au montagnard. Deux frères jumeaux se différencient par l’onde nommée Campak. (4) Où la peur et l’espoir se marient et se cohabitent pacifiquement. Quand la tradition a des valeurs industrielles et surtout se vendent !

Oui, ici la parole coûte très chère, même plus chère que la vie. À Cikeusik, au moins les trois frères portant la parole « l’amour pour tous et la haine pour personne » sont devenus martyrs de la violence organisée. (5) À Temanggung, trois églises au moins sont brulées, juste quelque seconde après le juge dans le tribunal avait fini sa parole. (6) À Pasuruan, une école coranique portant la parole « la lutte pour les pauvres et les opprimés » est en ruine. (7)

Ce n’est plus la tolérance dont on a besoin ! Car au nom de laquelle, la différence est devenue un pêché maudit qui doit être banni. (8) Comme aujourd’hui on ne tolère pas quelque chose ni quelqu’un portant une parole jugée « intolérable » par les majoritaires et les oligopoles capitalistes.

Bien sûr, « c’est la fin de l’innocence » (9), disent quelques amis. On en a marre du barbarisme sans pitié qui est malheureusement négligé, permis même développé (10) par les tolérants. (11)

C’est donc la différance (12) dont on a vraiment besoin ! Car au nom de laquelle, la différence est respectée en tant que telle. Comme aujourd’hui on doit promouvoir la diversité-altruiste (13) comme dans le jardin fleuri, où le rouge d’une rose devient voisin amical du vert des pelouses ou comme la parole où les mots s’accroissent et s’ajoutent les uns les autres comme une mélodie musicale.

Notes

1 Docteur en droit international de l’Université Paris Descartes et Maître des conférences en géopolitiques et histoire juridique contemporaine des relations internationales (Spécialité : Asie Pacifique et Afrique) à la Faculté des sciences sociales et politiques de l’Université d’Indonésie.

2 KOMPAS, « Batman, Maestro Campak Dalong » Disponible sur : http://cetak.kompas.com/read/ 2010... (consulté le 28 février 2011). Batman est un chef de tribu Sawang à Bangka Belitung et nommé comme gardien la tradition orale par le Ministère de la culture.

3 François Marie Arouet, dit Voltaire, est connu par sa phrase « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » écrite dans sa lettre à un abbé Le Riche, le 6 février 1770.

4 Loc. cit.

5 Fediya ANDINA, « Oh Indonesia, Makin Beringas dan Tidak Toleran », Dans : Radio Nederland Wereldomroep, éd. par RNW. Disponible sur : http://www.rnw.nl/bahasa-indonesia/..., (consulté le 9 février 2011).

6 Metro TV, « Sidang Penistaan Agama di Temanggung Rusuh » Disponible sur : http://metrotvnews.com/read/ newsv... (consulté le 8 février 2011).

7 Liputan 6 SCTV, « Yenny Wahid Kecam Penyerangan di Pasuruan » Disponible sur : http://berita.liputan6.com/ sosbud... (consulté le 17 février 2011).

8 Detik Surabaya, « Ormas Islam Jatim Kawal Keputusan Gubernur Soal Larangan Ahmadiyah » Disponible sur : http://surabaya.detik.com/read/2011... (consulté le 1er mars 2011). Le Gouverneur de Java Est a banni Ahmadiyah une organisation légale et reconnue par l’État indonésien depuis 1953, car elle est considérée comme erronée par les majoritaires de musulmans indonésiens. Pourtant cette action du Gouverneur est illégale et a violé l’article 10 (3) de la Loi indonésienne n° 34 / 2004 et les articles 4 et 8 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) 1966 ratifié par la Loi indonésienne n° 12 / 2005.

9 Andrée FEILLARD et Rémy MADINIER. La fin de l’innocence ? L’islam indonésien face à la tentation radicale de 1967 à nos jours, Paris-Bangkok : Les Indes Savantes-Institut de Recherce sur l’Asie contemporaine, 2006.

10 Mahkamah Konstitusi Republik Indonesia, « Para Aktivis LAKIP Presentasikan Hasil Penelitian tentang « Pendidikan dan Tantangan Radikalisme » di MK » Disponible sur : http://www.mahkamahkonstitusi.go.id... (consulté le 24 février 2011). L’Institut d’études sur l’Islam et la paix (LAKIP) a rapporté à la Cour constitutionnelle indonésienne que le radicalisme est toléré aux écoles publiques et que les élèves tolèrent la violence contre les autres et les attaques contre les églises ou les autres lieux de cultes.

11 Voir Darwis KHUDORI, Key Issues related to the Rise of Religion-based Political Movements. The Rise of Religion- Based Political Movements : A Threat or a Chance for Peace, Security and Development among the Nations ? / éd. par Darwis KHUDORI, Indonesia : ICRP, 2009.

12 La différance est l’origine et le mouvement actifs de toutes les différences. Pour aller plus loin, lire Jacques DERRIDA. L’écriture et la différance, Paris : Éditions du Seuil, 1967, p. 288.

13 Loc. cit.



15 février 2011

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Egypte - février 2011
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Comment la « révolte de Sidi Bouzid » en Tunisie et le « jour de colère » en Égypte, sont devenus « effet domino » ou plus exactement « tectonique géopolitique » du monde arabe.

La tectonique géopolitique du monde arabe

Depuis le début de l’année 2011, nous sommes surpris par les révolutions du monde arabe. Tout d’abord, nous sommes étonnés par la « révolution de jasmin » (2) en Tunisie qui avait réussi détrôner Zine el-Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011. Cette révolution nous conduit à ce qui se passait dans les révolutions colorées des anciens pays communistes (3). Pour effacer le lien ou l’association avec les révolutions colorées, les activistes de ce mouvement préfèrent nommer leur mouvement par la « révolte de Sidi Bouzid » - mouvement de solidarité suite à l’immolation de Mohammed Bouazizi le 17 décembre 2010 (4). Il semble que la fuite de Ben Ali en Arabie Saoudite inspire les autres protestations dans les autres pays du monde arabe, tels que l’Égypte, l’Algérie, la Libye, la Jordanie, la Mauritanie, l’Oman, le Yémen, l’Arabie Saoudite, la Syrie, le Maroc et le Soudan.iii Par la suite, nous sommes encore stupéfiés par la chute de Husni Mubarak de son pouvoir détenu pendant 30 ans, le 11 février 2011. Nous demandons d’ici comment la « révolte de Sidi Bouzid » en Tunisie et le « jour de colère » (5) en Égypte, sont devenus « effet domino » (6) ou plus exactement « tectonique géopolitique » du monde arabe. Enfin si d’autres auteurs ont déjà analysé les phénomènes des mouvements sociaux, l’origine des crises ou l’influence des autres pays étrangers dans la zone de contestation, nous préférons déconstruire les indicateurs et les structures de coopération économique et commerciale de ces pays : La Tunisie sous Ben Ali, l’Égypte sous Mubarak et les restes du monde arabe.

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La Tunisie et l‘Égypte : Le pouvoir renversé

La Tunisie sous Ben Ali est classée par le rapport de Forum économique du Davos 2009-2010 comme le pays le plus compétitif en Afrique, le 40ème au niveau mondial (7). Le 18 novembre 2008, Dominique Straus-Kahn, le Directeur du FMI, a même constaté que la Tunisie est un modèle économique... exemple à suivre (8). D’autre part, l’index des pays en échec (Index Failed States) 2010 publié par la revue américaine Foreign Policy, a identifié la Tunisie comme « Borderline » au 121ème rang mondial. Autrement dit, la Tunisie est plus stable que la Chine (le 57ème niveau mondial) et l’Indonésie (le 62ème niveau mondial) qui sont mis en alerte rouge « In Danger » (9). Nous devrions normalement nous inquiéter plus de la Chine et de l’Indonésie que la Tunisie (10).

Ainsi, l’Égypte sous Mubarak avait un niveau de compétitivité économique bien inférieur à celui de la Tunisie sous Ben Ali. Le pays des pharaons est classé au 70ème rang mondial. Dans l’index des pays en échec, ce pays a même statut d’alerte rouge « In Danger » que celui de l’Indonésie et de la Chine, même pire avec une position au 43ème rang mondial.

Observons comment l’Égypte a été invitée à rejoindre le groupe des huit pays industrialisés, connu sous le nom de G-8. Mubarak a participé au Sommet du G-8 du 6 au 8 juin 2008 à Heiligendamm en Allemagne et celui du 8 au 10 juillet 2009 à l’Aquila en Italie. Selon le rapport de Banque mondiale 2010, l’Égypte sous Mubarak avait le PIB égale à 188,413 milliards de dollars. Elle est qualifiée de second pays le plus riche en Afrique, après l’Afrique du Sud. Il est aussi prévu qu’en cas d’élargissement du G-20, en cas d’ajout d’un pays africain, ce sera l’Égypte (11). Si les données mentionnées auparavant nous montre que l’indicateur « positive » et que rien n’est inquiétant, pourquoi la Tunisie et l’Égypte pouvaient se trembler si fort ?

En consultant les données statistiques actuelles de l’OMC, nous pouvons savoir que le partenaire principal du commerce international de la Tunisie est l’Union Européenne (UE). La Tunisie est le premier pays du monde arabe (12) qui a signé les accords de l’Association Euro-méditerranéenne (Euromed) en juillet 1995 et les ratifie en mars 1998 (13). Grâce aux accords de libre-échange Euromed, la Tunisie a pu exporter 10,66 milliards de dollars vers l’Europe (73,8% de l’ensemble des exportations tunisiennes) alors que l’UE a réussi à exporter 11,993 milliards de dollars, vers la Tunisie (62,5% de l’ensemble des importations tunisiennes). Dans cette situation, la Tunisie a souffert d’un déficit de 1,275 milliards de dollars américain dans son commerce avec l’UE. Elle a aussi une balance courante négative de 1,711 milliards de dollars.

Quant à l’Égypte, elle a aussi signé les accords de l’Euromed en juin 2001 et les a ratifiés en juin 2004 (14). L’UE est donc devenue le partenaire principal de coopération commerciale de l’Égypte. Grâce à la zone de libre-échange Euromed, l’Égypte peut exporter 8,163 milliards de dollars (35,4% de l’ensemble des exportations égyptiennes) alors que l’UE gagne 12,180 milliards de dollars (27,1% de l’ensemble des importations égyptiennes). Dans la même situation que la Tunisie, elle a souffert d’un déficit de 4,016 milliards de dollars. Sa balance courante est négative de 3,349 milliards de dollars.

Cette situation économique et commerciale des deux pays est aggravée par la crise du capitalisme touchant l’Europe en 2008. Le secteur du tourisme et des services de la Tunisie et de l’Égypte dont les clients principaux sont européens se décline. En 2009, la Tunisie avait un déclin de 10% alors que l’Égypte a souffert d’un déclin de 14%.

En conséquence, fondé sur ces données statistiques, la crise du capitalisme en Tunisie et en Égypte est normalement prévisible et prévue.

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Le reste du monde arabe : Le pouvoir contesté

Si nous analysons les données statistiques et constats dans les autres pays du monde arabe touchés par les protestations massives ci-dessous, nous pouvons savoir que ceux qui demeurent sur la plaque tectonique Euromed sont les plus secoués.

La Syrie a fait une négociation initiale pour accéder l’Euromed en décembre 2008, elle a pu exporter 3,7 milliards de dollars vers l’UE et importer de l’UE 4,075 milliards de dollars. Elle a donc souffert d’un déficit commercial 375 millions de dollars qui ne pouvait pas être couvert par sa balance courante positive de 66 millions de dollars.

Le Maroc a signé les accords d’Euromed en février 1996 et les a ratifiés en mars 2000. Il a souffert d’une balance courante négative de 4,570 milliards de dollars. La zone de libre-échange dans le cadre de l’Euromed n’a créé qu’un déficit commercial de 8,17 milliards de dollars pour le Maroc.

La Jordanie a accédé l’Euromed en signant les accords de l’association en novembre 1997 et les ratifiant en mai 2002. Elle avait aussi une balance courante négative de 1,266 milliards. Ses exportations vers l’UE avaient une valeur de 254 millions de dollars alors que ses importations provenant de l’UE s’élevaient à 3,054 milliards de dollars. Elle a donc aussi subi un déficit commercial avec l’UE de 2,8 milliards de dollars.

Le Liban qui a signé les accords d’Euromed en juin 2002 et les a ratifiés en mars 2003, avait une balance courante négative de 7,555 milliards de dollars. La libre-échangiste Euromed a saigné le Liban avec un déficit commercial 5,804 milliards de dollars pour le gain de l’UE.

Parmi les pays demeurant sur la plaque tectonique de l’Euromed, seule l’Algérie, signataire des accords de l’Euromed en avril 2002 devenus effectifs à partir de septembre 2005, avait une balance courante positive de 9,78 milliards de dollars et un surplus commercial de 2,95 milliards de dollars. Mais malheureusement, il faut noter que 98,8% des exportations algériennes sont des ressources naturelles en tant que des produits minières, en particulier, le pétrole.

Ensuite, le Yémen, bien qu’il ne fasse partie de l’Euromed, avait aussi une balance négative de 1,251 milliards de dollars. Il se donnait beaucoup de peine à cause du déficit commercial de 2,906 milliards de dollars, dont les importations en provenance de l’UE ont contribué à un déficit de 1,249 milliards de dollars.

En revanche, les autres pays arabes comme la Mauritanie, Oman, l’Arabie Saoudite et la Libye sont moins fortement secoués que ceux qui ont été mentionnés plus haut. Ces quatre pays ne sont pas signataires des accords de libre-échange de l’Euromed. Ils ont aussi une balance courante positive et gagnent également des surplus commerciaux en orientant leurs exportations et importations vers et/ou des pays de l’Asie et de l’Afrique, tels que la Chine, Taipei, le Japon, la Thaïlande, l’Inde, la Corée du Sud et les Émirats arabes unis. De cette façon, la Libye (en forme longue la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste) qui a nationalisé les entreprises pétrolières américaines et britanniques depuis la révolution dirigée par Mouammar Khadafi en 1969 et qui a appliqué une politique économique « d’embargos », avait une balance courante positive 35,072 milliards de dollars et un surplus commercial de 24,45 milliards de dollars.

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Le retour à Bandung : L’avenir du monde (arabe)

De ce fait, nous voyons que l’hypothèse de Samir Amin, présentée le 19 juin 2009 lors de la Conférence internationale de la crise systémique du capitalisme au Museo Reina Sofia à Madrid, « Adieu aux illusions, il faudra un autre Bandung » (15) a raison. Ainsi, l’alignement et/ou le réalignement afro-asiatique comme ce qui avait été promu(s) à Bandung, il y a 55 ans, est une tâche difficile. L’appel de retour à Bandung comme ce que Hervé Juvin a écrit, a été entendu (16), pas seulement pour aider le monde arabe à sortir de la crise du capitalisme mais aussi du capitalisme en crise. Il est certain que les mouvements sociaux, économiques et politiques fondés sur l’esprit de Bandung (la coexistence pacifique entre les nations, la libéralisation de l’hégémonie des superpuissances et la solidarité vers les faibles, les pauvres et les marginaux) sont trop risqués et même dangereux, car ils essayent de confronter les plaques géopolitiques des vieilles civilisations contre celles d’impérialisme et de capitalisme mondialisées. Dans ce cas, il faut bien se rappeler ce qu’écrit Michel Foucault : « Tout est dangereux, ce qui n’est pas exactement la même chose que ce qui est mauvais. Si tout est dangereux, alors nous avons toujours quelque chose à faire... » (17). De cette façon, l’avenir ou le vrai futur - ce que l’on ne peut pas attendre (18) - du monde arabe dépendent de comment les intellectuels, organisations professionnelles, sociétés civiles et syndicats ouvriers... les nations, pas seulement arabes, mais aussi afro-asiatiques peuvent se réseauter, l’un et l’autre, et faire tous les jours un hyper-militantisme critique. Alors, la lutte continue !

Notes

1 - Docteur en droit international de l’Université Paris Descartes et Maître des conférences en géopolitique et histoire juridique contemporaine des relations internationales (Spécialité : Asie Pacifique et Afrique) à l’Université d’Indonésie.

2 - Voir Frédéric FRANGEUL, « D’où vient la « révolution du jasmin » ? », Dans : Europe1.fr - International, éd. par Europe1. Disponible sur : http://www.europe1.fr/International..., (consulté le 17 janvier 2011) ; Marie KORTZ, « Révolution de jasmin : qui pour remplacer Ben Ali en Tunisie ? », Dans : Rue89 - Site d’information et de débat sur l’actualité, indépendant et participatif, éd. par Rue89. Disponible sur : http://www.rue89.com/2011/01/06/la-..., (consulté le 4 février 2011) ; Pierre VERMEREN, « Tunisie : le goût amer de la Révolution de jasmin », Dans : L’Express - Actualités Politique, Monde, Économie et Culture, éd. par L’EXPRESS. Disponible sur : http://www.lexpress.fr/actualite/mo..., (consulté le 14 janvier 2011)

3 - Concernant les révolutions colorées, voir John LAUGHLAND, « La technique du coup d’État coloré », Dans : voltairenet.org - Réseau du presse non aligné, éd. par Réseau Voltaire. Disponible sur : http://www.voltairenet.org/article1..., (consulté le 4 janvier 2011)

4 - L’ORIENT LE JOUR, « Les troubles dans le monde arabe depuis la révolution tunisienne » Disponible sur : http://www.lorientlejour.com/catego... (consulté le 1er février 2011) ; Marc LYNCH, « Tunisie, Algérie... la théorie des dominos dans le monde arabe », Dans : Slate Magazine, éd. par Slate. Disponible sur : http://www.slate.fr/story/32743/tun..., (consulté le 14 janvier 2011) ; Marc LYNCH, « Will the Arab revolutions spread ? », Dans : Foreign Policy, éd. par Foreign Policy. Disponible sur : http://mideast.foreignpolicy.com/po..., (consulté le 26 janvier 2011).

5 - Zuhairi MISHRAWI. « Analisis Faktual Aksi di Mesir (Risalah Diskusi). » article présenté à Eypt Udate, INFID, le 4 février 2011.

6 - Cette notion est introduite par le Président Dwight David Eisenhower le 7 avril 1954 lors d’une conférence de presses portant sur des sujets l’Indochine où le communisme était considéré analogue aux maladies contagieuses et dangereuses. Pour aller plus loin, lire Mount Holyoke College - South Hadley - Massachusetts, « President Eisenhower’s News Conference, April 7, 1954, Public Papers of the Presidents, 1954, p. 382 » Disponible sur : http://www.mtholyoke.edu/acad/intre... (consulté le 6 janvier 2011).

7 - World Economic Forum, « The Global Competitiveness Report 2009 » Disponible sur : https://members.weforum.org/pdf/GCR... (consulté le 6 février 2011).

8 - Cité de Philippe RAGGI, « Quelques réflexions suites aux changements politiques survenues en Tunisie », Dans : À l’Est de Suez... éd. par Philippe RAGGI. Disponible sur : http://philippe-raggi.blogspot.com/..., (consulté le 18 janvier 2011).

9 - Foreign Policy, « 2010 Failed States Index - Interactive Map and Rankings », Foreign Policy Disponible sur : http://www.foreignpolicy.com/articl... (consulté le 6 février 2011).

10 - Muhammad TAUFIQQURAHMAN, « Forum Rektor : Indonesia Menuju Negara Gagal ! », Dans : detikNews : situs warta era digital, éd. par DetikNews. Disponible sur : http://www.detiknews.com/read/2011/..., (consulté le 7 février 2011), comparé à Marieska Harya VIRDHANI, « Indonesia Bukan Negara yang Terancam Gagal », Dans : news.okezone.com, éd. par Okezone. Disponible sur : http://news.okezone.com/read/2011/0..., (consulté le 7 février 2011)

11 - World Bank, « Gross domestic product 2009 » Disponible sur : http://siteresources.worldbank.org/... (consulté le 6 février 2011).

12 - Lire Samir AMIN et Ali EK KENZ. Le monde arabe, Paris : L’Harmattan, 2003 ; Georges MUTIN. Géopolitique du monde arabe, Paris : Ellipses, 2009 ; L’Arabie saoudite à l’épreuve des temps modernes / éd. par Charles SAINT-PROT et Zeina EL TIBI. Paris : Observatoire d’Études Géopolitiques, 2004, vol. III.

13 - European Commission, « European Commission : Trade : Tunisia (Bilateral relations) » Disponible sur : http://ec.europa.eu/trade/creating-... (consulté le 7 février 2011).

14 - European Commission, « European Commission : Trade : Euromed (Bilateral relations) » Disponible sur : http://ec.europa.eu/trade/creating-... (consulté le 7 février 2011).

15 - Samir AMIN. « Adieu aux illusions, il faudra un autre Bandung. » article présenté à la Conférence internationale sur la crise systèmique du capitalisme, Museo Reina Sofia à Madrid, le 19 juin 2009.

16 - Hervé JUVIN, « Retour à Bandung », Dans : Real Politik, éd. par Ayméric CHAUPRADE. Disponible sur : http://www.realpolitik.tv/2010/10/r..., (consulté le 14 février 2011)

17 - Michel FOUCAULT. Dits et écrits, 1954-1988, Paris : Gallimard, 1994, vol. 4.

18 - Amy ZIERING KOFMAN et Kirby DICK, « Derrida ». Amy ZIERING KOFMAN, Jane Doe Films, États-Unis : 2002.



 

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