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« OIF - La Francophonie pour éviter la cacophonie ! »

Pour une coopération harmonieuse

le 21 janvier 2012, par Arnaud Galy

Crise ou pas crise, la coopération doit poursuivre son œuvre. L’OIF en a rassemblé les principaux acteurs afin de penser la « maximisation » des actions et des procédures. Bilan.

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Abdou Diouf (Secrétaire général de l’OIF)
Photo : ZigZagthèque

« Faire coopérer les coopérations », telle est la formule utilisée par le Secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf, lors de la clôture de la journée consacrée aux partenariats innovants du 27 octobre. Si l’expression se suffit à elle-même, il est important d’éclairer le contexte dans lequel elle fut prononcée et de rappeler quelques phrases clefs exprimées lors de ce grand débat dont un autre mot d’ordre aurait pu être : Soyons plus efficaces  ». Les slogans les plus simples et les plus courts sont comme les histoires drôles : les meilleurs !

La population du Sud ne cesse de croître et la population mondiale célèbre ses 7 milliards d’individus ; la crise économique qui ébranle le monde depuis 2008 est loin d’avoir atteint son pic ; les besoins élémentaires de milliards d’Africains et d’Asiatiques restent insatisfaits. Derrière ces trois constats que chacun peut vérifier à la lecture du premier journal venu se cache l’évidence criante que la solidarité entre les peuples sera l’amortisseur, certes non suffisant mais indispensable, qui permettra aux plus faibles de garder la tête hors de l’eau. Qui dit solidarité, dit coopération. A l’occasion de cette journée l’OIF a endossé l’habit du rassembleur. Étaient conviés des représentants de tous les grands acteurs de la coopération : ONU, UNESCO, ISESCO, UE ou agences de développement du Québec, de Suisse, de Belgique, de France et de Monaco. Face à eux, des représentants des 75 pays membres de l’OIF, désireux de connaître la règle du jeu pour les années à venir.

Tous convergent vers un constat : La nouvelle donne économique impose de nouvelles pratiques. L’OIF se présente comme un laboratoire de la diversité du monde, idéal pour les mettre en œuvre. Par soucis de « bien faire » ou par ambitions moins acceptables, de nombreuses structures de coopération ont vu le jour ces trois dernières décennies : On comptait une quinzaine d’acteurs en 1940 et... 263 en 2010. Le « gâteau financier » mis à disposition par les États reste, lui, bloqué depuis longtemps à un volume de 120 milliards de dollars. « Gâteau » qu’il convient de partager en parts de plus en plus inégales laissant place à des frustrations, des interrogations et des tensions. C’est là que le « faire coopérer les coopérations  » réapparait !

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Philippe Suinen ( Administrateur général Wallonie-Bruxelles Internationale)
Ph : ZigZagthèque

Pour illustrer le propos, une question : Est-il sain et tout simplement « normal » que le Mali reçoive chaque année près de 800 visites de délégations étrangères venues étudier, proposer voir bousculer ? Combien sont-elles venues afin d’engager une réflexion ou une action concernant la question cruciale de l’eau ? Combien pour les déchets ? Combien pour la formation de personnels hospitaliers ? Combien pour un meilleur rendement de telle et telle productions agricoles ? Trop. L’OIF le pense. Sans doute, chaque acteur le pense aussi mais changer de politique et changer les habitudes ne sont jamais choses aisées. Le mouvement a commencé, la crise financière et économique impose que ce mouvement s’accélère ! Les grands acteurs de la coopération doivent se parler, élaborer des stratégies communes et surtout être à l’écoute des besoins exprimés par les pays... ne pas financer des projets que seuls les donateurs pensent indispensables ! Souvenons-nous des quantités démesurées de puits creusés sur la terre africaine, avec la meilleure volonté du monde certes, sans que personne n’ait étudié sérieusement la capacité des bassins versants. Enfin, une meilleure entente entre les pays donateurs éviterait les phénomènes de « mode » qui attirent les projets sur un pays donné comme les mouches sur une cuillère de miel ! En un mot, attention à ne pas intervenir où tout le monde est présent...

Un autre changement de pratique appelé « à voix haute » par certains et « sans trompettes » par d’autres est celui de l’arrivée de nouveaux acteurs. Des pays, autrefois bénéficiaires de l’aide au développement, sont aujourd’hui en capacité d’apporter leur contribution à la cause. D’autres, jadis, exclus de la gouvernance mondiale du fait de régimes politiques totalitaires ou belliqueux ont aujourd’hui observé une mutation démocratique et redeviennent fréquentables ! Cette ouverture offre des perspectives de partenariats avec le Brésil, l’Indonésie, la Colombie ou la Chine. Au Bénin, par exemple, le programme de formation des maîtres, mis en place par l’OIF, a été financé par la coopération danoise... quant aux Émirats Arabes Unis, récemment membres observateurs de l’OIF, ne sont-ils-pas une source potentiel de financements ?

Encore faut-il que l’harmonie règne ! Crainte exprimée par les « sans trompettes » déjà cités. Une harmonie qui ne règnera que si tous les acteurs travaillent sur des fondations solides et donc en partageant des valeurs communes. L’OIF joue là, pleinement son rôle. Ses valeurs sont affichées depuis 40 ans, la diversité de ses membres soudés par une langue commune assure une cohérence appréciable. L’égalité de principe dont jouit chacun des pays en son sein en font un modèle démocratique. Ne soyons pas naïfs, la vie quotidienne d’une organisation comptant 75 membres, parmi les plus riches et les plus pauvres de la planète, n’est pas sans conflit ou simple tiraillement. Pourtant, l’OIF peut s’enorgueillir d’être un espace démocratique influent*.

Partenariats innovants ? Par ces temps de crise qui voient les budgets dédiés au développement se figer, voire se réduire, toute nouvelle source est bonne à prendre ! Taxe sur les billets d’avion déjà plus ou moins existante ; taxe sur les transactions financières sur le modèle de la taxe Tobin (déjà active en Belgique) ; partenariat avec des Fondations ou des sociétés privées... le champ d’action est large à condition de parvenir à passer outre les lourdeurs des uns, les tabous des autres et d’éviter les écueils dressés par les « fausses bonnes idées ». L’avenir d’une grande partie de l’humanité en dépend. Un enjeu qui mérite que les égos des uns et les problèmes domestiques des autres laissent place à une coopération judicieuse et efficace. La prise de conscience est là... affaire à suivre !

* 27 octobre à Paris.

* Rappelons les quatre grandes missions que l’OIF s’est imposée et pour lesquelles elle souhaite mobiliser : la défense de la langue française et de la diversité culturelle ; l’éducation et la formation ; le respect des droits de l’homme et de l’état de droit ; le développement.



« La finalité de l’aide et de permettre de se passer de l’aide »

Kadré Désiré Ouedraogo (Ambassadeur du Burkina Faso auprès de l’Union Européenne)


« Comment être plus efficace... c’est le défi ! »

Clément Duhaime (Administrateur de l’OIF)


« Nous devons travailler en amont, ne pas être des urgentistes ! »

Philippe Suinen ( Administrateur général Wallonie-Bruxelles Internationale)


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Clément Duhaime (Administrateur de l’OIF)
Ph : ZigZagthèque

« 23 des 48 pays les moins avancés sont francophones »

Clément Duhaime (Administrateur de l’OIF)


« On compte de plus en plus d’habitants en Afrique francophone et de moins en moins de budget pour la coopération... »

Didier Mwewa wa Mwewa (Délégué général à la Francophonie – RDC)


« L’OIF n’est pas un bailleur de fonds. Nos partenaires doivent accepter de s’engager et de prendre des risques tout en partageant nos valeurs »

Clément Duhaime (Administrateur de l’OIF)


« La municipalité de Lausanne prélève 1 centime par m3 d’eau consommé pour investir dans le réseau d’eau de la ville de Nouakchott ».

Martin Dahinden (Directeur du développement et de la coopération suisse)


« … Agir sans prétention ; aider à accélérer les progrès en cours ; inverser les indicateurs inquiétants ; accompagner les évolutions politiques des 75 membres »

Clément Duhaime (Administrateur de l’OIF)


« … Accompagner sans se substituer aux pays, ne pas choisir les priorités à leur place »

Clément Duhaime (Administrateur de l’OIF)


« Pour qu’une coopération triangulaire soit possible il faut que le pays bénéficiaire soit au volant et la transparence est indispensable »

Françoise Moreau (Direction générale « coopération et développement » - Union Européenne)


« Attention à la politique du drapeau planté ! »

Philippe Suinen ( Administrateur général Wallonie-Bruxelles Internationale)


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Ramtane Lamamra (Commissaire à la paix et la sécurité de l’Union Africaine)
Ph : ZigZagthèque

« … Certes la démarche coopérative est indispensable à la bonne marche des résolutions de conflits mais il convient d’apporter des solutions africaines aux pays africains »

Ramtane Lamamra (Commissaire à la paix et la sécurité de l’Union Africaine)


« L’OIF est une magistrature d’influence, elle fédère des réseaux, elle élabore des concepts »

Clément Duhaime (Administrateur de l’OIF)

P.-S.

La rédaction de ZigZag remercie vivement messieurs Clément Duhaime (Administrateur de l’OIF) et El Habib Benessahraoui (Conseiller du Secrétaire général de l’OIF) pour leur active coopération !

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El Habib Benessahraoui- OIF
Ph : ZigZagthèque
 

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