Menu Secondaire

Même rubrique

SENEGAL - La francophonie peut compter sur Gracias Kedote suite au FMLF 2015 - Liège

SERBIE - La francophonie peut compter sur Zeljka Jankovic suite au FMLF 2015 - Liège

QUEBEC / Francophonie - Le débat sur les archives psychiatriques dans les pays de la francophonie Par Maria Neagu et Alexandre Klein

CANADA - « L’engouement pour le français est réel au Canada » Entretien avec Lysiane Baudu

SENEGAL - XVe Sommet de la Francophonie Carnet d’impressions

TUNISIE - Les Journées Cinématographiques de Carthage Face à la mondialisation, entre mise à niveau et mise au pas

BELGIQUE - Le simulacre de consultation de la société civile Francophones de Flandre

FRANCE / RUSSIE - Les cabarets de Paris Le monde des paillettes et des aiguilles

TUNISIE - la société civile contre la haine et le fanatisme religieux

Ile Maurice - Le français : une langue défendue ? Par Ramanujam Sooriamoorthy

suite des articles

TOGO - Théo Ananissoh : Le soleil sans se brûler Par LaRéus Gangoueus, critique littéraire

QUÉBEC - Pour l’Histoire, contre l’Hypocrisie et l’Injustice... La vivacité de la BD québécoise

ALLEMAGNE / France - Wilfried N’Sondé et sa Berlinoise... Par Marie-Anne Sburlino, critique littéraire.

QUéBEC / Japon - Aki Shimazaki, funambule des mots Par Dominique Blondeau, écrivaine et critique littéraire.

UKRAINE / Monde - Et si nous parlions d’amour et de voyage ? Entretien avec Cédric Gras, directeur de l’Alliance Française de Donestk.

ROUMANIE - Une Genèse souriante ! Les Versets d’Ève - Éva Dam / édition Junimea

AFRIQUE - Les dessous d’un tabou Homosexualités en Afrique - Africultures / L’Harmattan

FRANCE - FIBD à Angoulême La bande dessinée vous accueille chez elle !

LITTéRATURE : Les Rétifs de Gerty Dambury Esquisse d’une poétique du corps-mémoire

CAMUS, à lire comme pour écouter... ... le pouls du monde

suite des articles

Menu Droite

Thématiques

Mots-clés

Programmes

« Un bilan du Forum mondial de la langue française »

Et le livre dans tout cela ?

le 24 juillet 2012, par Arnaud Galy

Michel Choueiri, vice-président de l’Association internationale des libraires francophones, revient sur les notes d’espoir et les doutes qui le tenaillent depuis la clôture du Forum.

Michel Choueiri, on sent chez vous un sentiment mitigé...

JPEG - 21.4 ko
Michel Choueiri, vice-président de l’AILF. Librairie el Bourj - Beyrouth, Liban.
Ph : Aimablement prêtée par L’Orient-le Jour - Ibrahim Tawil.

Oui, il est à la fois très agréable de rencontrer tant de monde mais je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur la suite qui sera donnée... Il est enthousiasmant de vivre un moment d’échanges entre la société civile, des décideurs politiques, des étudiants et des représentants d’une jeunesse réaliste mais je ne voudrais pas que le Forum ne soit qu’un lieu de rêves et de lamentations. Ce qui a été dit arrivera-t-il au complet aux oreilles des décideurs de l’Organisation Internationale de la Francophonie et à celles des chefs d’états. Car si les pays ne suivent pas, rien ne bougera.

Selon vous, le livre avait-il toute sa place ?

Je ne le pense pas. Le véhicule de la langue française est le livre et n’étaient présents que très peu d’éditeurs et de libraires... c’est un peu comme si l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole se réunissait sans parler de pétrole ! J’aurais souhaité qu’il y ait davantage de passerelles entre nous et les décideurs politiques pour qu’ils puissent entendre nos arguments. Il me semble que c’est à la politique de s’adapter aux demandes de la société et pas l’inverse ! Sans refaire l’histoire... la langue française, langue du colonisateur puis langue nationale dans de nombreux pays, est aujourd’hui aimée par les peuples. Il y a tant d’actions à mener pour faire vivre cet amour ! Tant d’actions à créer pour diffuser les cultures qui vont avec la langue française... une très grande partie passe par les écrivains et les éditeurs, donc par le livre !

C’est la circulation des livres qui est en cause ?

Bien entendu ! Il faut faciliter, pourquoi pas imposer, l’exportation de livres francophones au sein de l’espace francophone. Aujourd’hui on connait les écrivains édités en France... pas ceux édités au Liban ! Même les Canadiens ou les Belges passent par Paris... Ce n’est pas normal ! Il est aussi très difficile de trouver un livre tunisien au Maroc et inversement, là encore il faut passer par Paris ! De plus, les auteurs édités en France ne sont pas nécessairement les meilleurs...

Quelle place la France doit-elle occuper ?

Je crois qu’il est admis par beaucoup que les Belges et les Québécois défendent la langue française bien plus que ne le font les Français. C’est l’état qui a le plus de moyens et le moins d’envie, le moins de volonté politique. La France est le seul pays strictement francophone, parmi les grands donateurs à l’OIF. La Belgique, le Canada et la Suisse sont tous multilingues. Malheureusement, les intérêts des pays dépassent les intérêts de la Francophonie... Alors que veut la France... ?

Quid de l’AILF ?

Nous sommes l’écho des difficultés de nos collègues mais la question est comment effectuer des pressions politiques concernant la culture ? Les états ne respectent pas les protocoles et les accords internationaux existants, je pense notamment à la TVA sur le livre. On se bat à contre-courant ! Mais je voudrais revenir au Forum... je le compare à un repas entre amis ! Il est toujours positif de rencontrer ceux qui partagent les mêmes préoccupations et avec qui on a des affinités. Cela permet d’établir des réseaux... mais nous avons besoin de davantage de rencontres entre les représentants de la société civile et ceux du monde politique. Pour avancer, il ne faut pas simplement se réunir entre amis !

 

ZigZag pratique

Les lectures audio

toutes les lectures

Articles avec lexique

Le Web francophone

tous les sites

Annuaire de blogs

tous les blogs